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«Avengers: phase finale»: un hommage émouvant

Anthony Russo, Robert Iger et Joe Russo
Photo WENN Anthony Russo, Robert Iger et Joe Russo

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Anthony et Joe Russo closent cette partie de l’Univers cinématographique de Marvel (UCM) de manière à contenter tous les fans.

En plus d’une décennie et 22 films incluant celui-ci, l’UCM a rythmé nos vies. Du tout premier «Iron Man» – au succès duquel personne ne croyait – à la présentation du «Capitaine Marvel» le mois dernier, nous avons eu droit à un voyage mémorable qui a initié un genre cinématographique à part entière.

La primesautière Pepper Potts (Gwyneth Paltrow), le très sérieux Thor (Chris Hemsworth), l’ineffable Loki (Tom Hiddleton), la réinvention de Hulk (Mark Ruffalo), la mortelle Veuve noire (Scarlett Johansson), le patriotisme enfantin de Capitaine America (Chris Evans), l’amusement familial d’Ant-Man (Paul Rudd), celui, plus adulte, des Gardiens de la galaxie, le délire du Docteur Strange (Benedict Cumberbatch), le choc social de la Panthère noire; tous font désormais partie intégrante de la culture populaire, le cinéma leur ayant conféré des lettres de noblesse auxquelles ces «comics» ne pensaient pas pouvoir prétendre.

Nostalgique

Quadrilogie débutée en trombe et avec brio en 2012 par Joss Whedon, les films dédiés aux Avengers constituent le point d’orgue de l’UCM, l’occasion pour les studios Marvel et Disney de faire étalage de leur prouesses visuelles toujours plus imposantes, toujours plus étonnantes. Cette «Phase finale» a donc pour objectif avoué de faire éprouver aux amateurs un double sentiment de contentement et d’émerveillement.

Joliment nostalgique – la musique, entre autres, a été choisie dans ce sens – et suffisamment humoristique, le scénario de Christopher Markus et Stephen McFeely ne dédaigne pas le dramatique. La destruction de planètes entières et la mort de milliards d’individus perpétrées par Thanos (Josh Brolin) s’y prête fort bien; on voit même du sang à une reprise. Robert Downey Jr. et Scarlett Johansson sont les acteurs parfaits pour cela. Thor continue d’apporter la légèreté tragicomique que Chris Hemsworth insuffle à son personnage depuis «Ragnarok» en 2017. La grande – et agréable – surprise vient de Hulk/Banner, à tel point qu’on continue de rêver à un film entièrement dédié à ce superhéros, chose que réclament les fans depuis le premier «Avengers», Mark Ruffalo étant amplement à la hauteur de la complexité du personnage.

Du bonheur

Jouant sur les émotions avec ce dernier volet, les frères Russo permettent également aux Avengers – le mot signifie «vengeurs» en français – d’exprimer et d’utiliser leur plein potentiel de violence contre Thanos avant de clore ce long métrage fleuve de 181 minutes sur une note de bonheur retrouvé.

En 11 ans, ces superhéros nés pendant la Seconde Guerre mondiale et la Guerre froide ont accompagné les profondes mutations sociales dont nous sommes les témoins et les participants. Ils ont accompagné nos craintes, nos interrogations, nos doutes et nos espoirs, chaque film constituant une espèce de grand-messe, de défouloir et d’escapade thérapeutiques.

La boucle est désormais bouclée avec élégance. Ne reste plus qu’à Marvel et Disney à initier une autre ère, qui, elle, reste à définir.

Note: 4 sur 5