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De nouveaux barrages pourraient être nécessaires pour Hydro-Québec

Barrage Central Jean-Lesage
Photo courtoisie, Jean-François Lemire

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MONTRÉAL | La conclusion éventuelle de deux contrats majeurs pour Hydro-Québec avec le Massachusetts et la ville de New York pourrait forcer le gouvernement et la société d’État à développer de nouveaux projets hydroélectriques dans un horizon de deux ans.  

Le ministre de l’Énergie, Jonatan Julien, a évoqué mardi, en entrevue sur les ondes de LCN, un scénario dans lequel le gouvernement pourrait se pencher vers la réalisation de «nouveaux grands projets» pour Hydro-Québec.    

  • ÉCOUTEZ l’entrevue avec Jonatan Julien à l’émission Dutrizac de 6 à 9 sur QUB radio:  

Selon les estimations de la société d’État, une bonne partie des surplus actuels d’Hydro-Québec pourrait être exportée vers les États-Unis. Devant la croissance intérieure des besoins énergétiques de la province et le désir du gouvernement de devenir la «batterie de l’est des Amériques», M. Julien n’écarte aucun développement de projet hydroélectrique pour le futur.   

«On pense que pour ces deux contrats-là [avec la ville de New York et le Massachusetts], une bonne partie des surplus seraient assumés. Je pense qu’en 2021-2022, on va devoir, avec Hydro-Québec, regarder en termes de développement ce qui est devant nous pour justement se parer à l’éventualité que nos surplus soient tous utilisés», a-t-il expliqué.   

Sur la planche  

Outre la centrale Romaine-4, qui doit entrer en service en 2021, des projets de développement existent déjà à un stade préliminaire sur les planches à dessin d’Hydro-Québec, affirme le ministre. Il évoque entre autres un partenariat possible avec la province de Terre-Neuve-et-Labrador pour un projet à Gull Island.   

Lundi, le maire de New York, Bill de Blasio, a annoncé le déploiement d’une initiative verte sans précédent afin de rendre la plus grande ville des États-Unis carboneutre d’ici 2050. Pour ce faire, il entend signer un partenariat avec des «centrales canadiennes» pour obtenir un approvisionnement en hydroélectricité, et ce, dès 2020.   

Quant au contrat avec le Massachusetts, il pourrait produire 10 milliards $ de revenus sur 20 ans pour Hydro-Québec. Le tracé de la ligne de transport n’est toutefois pas encore finalisé avec les autorités réglementaires américaines.