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Debbie Lynch-White: hommage aux femmes

Debbie Lynch-White passe de l’écran à la scène

Debbie Lynch White
Photo Agence QMI, Simon Clark La comédienne pousse la note sur une vingtaine de reprises qui ont marqué sa vie dans son spectacle Elle était une fois.

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Debbie Lynch-White raconte sa vie en même temps qu’elle donne la parole aux femmes dans son spectacle Elle était une fois, de passage à Québec mardi soir.

La comédienne y propose une relecture d’une vingtaine de pièces, de Céline Dion à Dominique Michel, en passant par Édith Piaf, Macy Gray et Safia Nolin.

Le lien entre les chansons choisies ? Elles ont toutes été écrites par des femmes et racontent la vie de la comédienne de 33 ans.

Le public réservait un accueil chaleureux à l’actrice chouchou, qui paraissait nerveuse autant dans ses interprétations que durant ses monologues.

On s’attendait, d’une comédienne, mais surtout de quelqu’un qui a décroché une nomination à l’ADISQ comme interprète de l’année, à des réinterprétations plus originales, plus senties, plutôt qu’un fade alignement de reprises.

Debbie Lynch-White démontre qu’elle est capable de pousser la note d’un large spectre de chansons, mais sans être capable de leur donner la touche de magie nécessaire pour qu’on se laisse complètement emporter par l’émotion. Malgré son immense talent d’actrice, l’artiste brille plus à l’écran que sur les planches.

Sans profondeur

Avec trois musiciens, Debbie Lynch-White avait intégré dans son répertoire des pièces moins connues, comme Noël partout (Safia Nolin), Briser un cœur (Ariane Moffat) et Dear Mr. President (Pink).

Le public a eu droit à des confessions, comme sur son amour de Noël et des œufs farcis, mais sans jamais aller en profondeur sur son parcours et sa vie, pourtant l’objet d’une récente biographie.

Elle présentait trop souvent les chansons simplement comme des « incontournables », sans plus.

Parmi les moments forts, notons l’interprétation a capella d’Une sorcière comme les autres. Il y avait dans L’hymne à l’amour, de Piaf, et J’haïs l’hiver, de Dominique Michel, la force d’interprétation à laquelle on s’attendait de la part de la comédienne. Musicalement, les versions étaient plus intéressantes en seconde partie, comme la relecture acoustique de Wannabe des Spice Girls.

Si on a découvert son talent vocal dans le film La Bolduc, en 2017, Debbie Lynch-White a offert deux chansons de cette dernière, réservées pour le rappel.