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Le Seigneur a «le contrôle total de ma vie»

Claude Guillot. Pasteur
Photo d’archives, Simon Clark Claude Guillot. Pasteur

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La fille de 44 ans du pasteur Claude Guillot a donné sa vie à Dieu à 16 ans et s’occupe depuis ce temps du ministère de son père chez qui elle habite toujours.

C’était au tour d’Isabelle Guillot, la fille du pasteur Claude Guillot, de venir témoigner mardi au procès que subit son père pour des sévices physiques et psychologiques sur six jeunes garçons.

La femme est venue raconter comment elle assiste son père à titre de secrétaire et de « coordonnatrice de projet » de son église baptiste depuis qu’elle est adolescente.

«Tournant majeur»

Alors qu’elle était au secondaire, Isabelle Guillot s’était « amourachée » d’un garçon, ce qui avait entraîné la détérioration de sa relation avec ses parents. « Un geste que je regrette aujourd’hui », a dit la femme.

La situation avait « inquiété » son père à un tel point que sa fille a fait l’école à la maison pour compléter son secondaire. C’est à la fin de cette année scolaire, alors qu’Isabelle Guillot avait 16 ans, qu’un « tournant majeur » s’est produit et qu’elle a décidé de « donner [sa] vie à Dieu ».

Dès lors, son but était donc « de servir Dieu », qui avait le « contrôle total de [sa] vie ». En plus de faire un certificat d’études bibliques et un bac en théologie tout en apprenant le grec et l’hébreu, Isabelle Guillot a multiplié les tâches dans le ministère de son père.

Lorsque l’école à la maison sera faite aux victimes au domicile des Guillot, c’est Isabelle qui s’occupera du volet académique et administratif. Celle qui a prêté serment sur sa propre Bible avant de livrer son témoignage, habite toujours chez ses parents.

Corrections physiques

Enfant, alors qu’elle était à l’école La Bonne Semence à Victoriaville, Isabelle confirme que des corrections physiques étaient parfois infligées aux élèves, mais pour « quelque chose de très, très grave ».

Elle dit avoir été au courant de deux corrections de ce type, sans les voir personnellement, puisque celles-ci étaient administrées à l’abri des regards au sous-sol de l’école. Deux victimes de son père disent avoir subi des sévices physiques à cet endroit.

Tout au long de la journée, l’avocate du pasteur Guillot a très peu abordé avec la témoin les agissements reprochés à son père. Beaucoup de questions portaient sur la façon de faire à l’intérieur de l’église et de l’académie, où les victimes recevaient leur éducation. Elle poursuit son témoignage aujourd’hui.