/news/currentevents
Navigation

Poussée mortelle à son frère dans la piscine

Un enfant de 5 ans s’est noyé à Pierrefonds

La piscine familiale dans laquelle est décédé l’enfant de cinq ans, lundi, à Pierrefonds.
Photo Jonathan Tremblay La piscine familiale dans laquelle est décédé l’enfant de cinq ans, lundi, à Pierrefonds.

Coup d'oeil sur cet article

La noyade d’un enfant de cinq ans dans une piscine résidentielle de Pierrefonds-Roxboro, lundi, pourrait être la conséquence d’une blague funeste de son frère aîné qui l’aurait poussé à l’eau.

C’était à tout le moins l’une des hypothèses soumises aux autorités mandatées pour tenter d’expliquer le drame, a appris Le Journal.

La tragédie s’est produite vers 17 h 20, dans la cour d’une résidence de la rue Sainte-Croix, où vivent une mère et trois de ses enfants de 12 ans et moins.

Absence d’un instant

Alors que ceux-ci jouaient dehors, deux garçons de 5 et 10 ans se sont joints au groupe. Selon le voisinage, ils venaient tout juste d’emménager chez une famille d’accueil du quartier.

Quand la mère s’est absentée un instant pour aller à l’intérieur, les enfants se sont approchés de la piscine malgré l’interdiction de le faire, a confié quelqu’un au fait de la triste affaire.

L’enfant de 10 ans aurait à ce moment poussé son jeune frère dans l’eau trouble, verdâtre et remplie de feuilles mortes. Elle était toujours glacée, malgré la température clémente.

Celui-ci se serait à son tour jeté à l’eau afin de sauver la vie de son cadet au risque de sa vie, en vain. Le tout sous le regard apeuré des autres enfants, impuissants.

Alerté par les cris de panique, un voisin s’est précipité pour secourir les enfants inanimés.

« J’ai sorti le plus vieux. Ma femme tentait de le réanimer quand j’ai compris qu’il y en avait un autre au fond », a soufflé mardi le père de deux enfants de moins de 10 ans, encore sous le choc.

Sensation de culpabilité

Selon lui, la piscine faisait plus de six pieds de profondeur, soit près de sa taille. Il estimait impossible de redescendre sous l’eau afin de récupérer le second garçon en détresse, de peur d’y laisser sa peau.

Il a dû utiliser une perche afin de repêcher la petite victime.

« Je me sens coupable de ne pas avoir réussi à le sauver », a-t-il confié.

Bouleversé, mais ne voulant pas jeter de blâme sur quiconque, il a tout de même invité les propriétaires et parents à clôturer leurs piscines et à surveiller les enfants.

Le Service de police de la Ville de Mont­réal a refusé de commenter l’affaire, soulignant que l’enquête relevait désormais du Bureau du coroner.

L’enfant de 10 ans reposerait toujours à l’hôpital dans un état sérieux, mais stable.