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Vers une relance d’Apuiat grâce à New York

Vers une relance d’Apuiat grâce à New York
Photo d’archives, Agence QMI

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L’exportation massive d’électricité vers le Massachusetts et New York permettra la relance du projet éolien Apuiat.

« Aussitôt qu’on aura la démonstration que nos surplus sont bien entamés, qu’on a besoin de faire du développement, Apuiat aura lieu. On l’a dit aux chefs innus. Notre intention est d’écouler le plus rapidement possible nos surplus », a affirmé le ministre de l’Énergie Jonatan Julien mardi. Il réagissait à la présentation du Green New Deal de la ville de New York, qui s’appuie en partie sur l’importation d’hydroélectricité québécoise. 

Il a ensuite ajouté que « nos surplus vont être fortement entamés si on arrive à une entente ». Des contrats avec New York (8 TWh) et le Massachusetts (9,45 TWh) réduiraient à peau de chagrin les surplus d’Hydro-Québec estimés à 25 à 30 TWh. 

Dans l’opposition, la CAQ avait dénoncé ce projet « irresponsable » de champ d’éolienne de 200 mWh situé sur la Côte-Nord et qui devait entrer en service en 2022. Il doit livrer de l’énergie à 0,07 $ le kWh, sans compter l’interconnexion. Une fois au pouvoir, François Legault a adouci ses critiques, mais l’a mis sur la voie de garage en attendant l’épuisement des surplus énergétique. En comparaison, Québec exportera son électricité à Boston à un tarif de 0,059 $ le kWh.  

L’annonce surprise du maire de New York Bill de Blasio pourrait toutefois le relancer plus vite que prévu. Dans les meilleurs délais, une entente pourrait être signée à la fin de 2020. « À partir de ce moment, il y a tout le développement, ça nous emmène probablement à 2024 ou 2025 », a-t-il dit. En plus d’Apuiat, M. Julien lorgne le projet de Gull Island, qui pourrait être réalisé en collaboration avec Terre-Neuve. 

M. Julien prévoit que le mégacontrat avec New York pourrait rapporter à terme des dizaines de milliards en revenu pour Hydro-Québec, et des milliards de profits. Il s’est également réjoui du fait que le partenaire américain d’Hydro-Québec, TDI, a déjà toutes les autorisations pour construire un câble sous-marin sous le lac Champlain et la rivière Hudson jusque dans la mégalopole américaine.