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Coupable puis non coupable

Joey-Brant  Fournier, Accusé
Photo Facebook Joey-Brant Fournier, Accusé

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Un proxénète qui avait plaidé coupable à des accusations d’avoir offert les services sexuels d’une adolescente de 15 ans a demandé d’être relevé de son plaidoyer de culpabilité, ce qu’il a obtenu, affirmant avoir agi ainsi parce qu’il avait « peur ».

En janvier 2018, Joey-Brant Fournier, qui était alors âgé de 22 ans, avait plaidé coupable de proxénétisme pour avoir utilisé une adolescente de 15 ans à des fins sexuelles. Ces plaidoyers de culpabilité avaient permis à l’accusé de recouvrer sa liberté jusqu’à l’imposition de sa peine.

« J’avais peur »

Or, une fois libre, Fournier ne s’est jamais représenté en cour, pour finalement être arrêté 10 mois plus tard. Aujourd’hui incarcéré de nouveau, il ne reconnaît plus les crimes pour lesquels il avait plaidé coupable.

Il dit avoir « fait confiance les yeux fermés » à son avocat à l’époque, en disant ne pas connaître le système judiciaire.

« J’avais peur de pogner six ans », a-t-il déclaré en faisant référence à son coaccusé, Thomas Chênevert, qui a reçu une telle sentence. « Je n’étais pas conscient de toute la preuve, a-t-il ajouté, je n’aurais pas reconnu ces faits-là, c’est impossible. »

Son avocat a fait entendre à la juge l’audio de son plaidoyer de culpabilité de janvier 2018, à l’aide de Google Home, pour démontrer qu’aucun fait n’avait effectivement été relaté par le procureur.

« Entre deux chaises »

Il s’agissait d’un « plaidoyer partiel de culpabilité », a fait valoir Me Frédéric Rousseau.

La juge Rachel Gagnon a convenu que le plaidoyer fait par Joey-Brant Fournier était « entre deux chaises » et que devant son refus de reconnaître les faits, 13 mois plus tard, elle se devait d’ordonner la tenue d’un procès en bonne et due forme.