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Démolition au début mai pour l’ancienne Boucherie Bégin de la rue Saint-Jean

Démolition au début mai pour l’ancienne Boucherie Bégin de la rue Saint-Jean
Photo d'archives Stevens LeBlanc Journal de Québec

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L'ancienne Boucherie Bégin sera finalement démolie, annonce le promoteur, qui prévoit le début du chantier en mai.

Après des années d'attente, la nouvelle survient la veille de la tenue d'une manifestation citoyenne, organisée par le Comité populaire Saint-Jean-Baptiste, et qui doit  avoir lieu jeudi devant l'édifice désaffecté du 500, rue Saint-Jean.

«Nous avons le plaisir de vous annoncer que suite au succès de la vente pré-construction, plus de la moitié des unités disponibles ont trouvé preneurs», a annoncé le promoteur Jean-Michel Munger, mercredi, par voie de communiqué. En entrevue au Journal, celui qui est propriétaire depuis 2017 assure que «cette fois-là sera la bonne». 

Les ventes se sont déroulées un peu moins vite qu'espéré. «Les projets précédents d'autres développeurs ont nui un peu à la crédibilité du projet. Les gens avaient peur et se demandaient si ça allait se faire», convient-il, mais maintenant, on peut aller de l'avant. 

Les travaux de démolition de l'édifice qui fait rager les citoyens du quartier Saint-Jean-Baptiste depuis la fermeture de la boucherie en 2012 s'amorceront donc manuellement en mai afin de démanteler certains équipements à l'intérieur et de s'assurer de préserver l'intégrité du bâtiment adjacent, informe M. Munger. Ensuite et jusqu'en juin, on procédera à la démolition mécanique. 

Le chantier de construction se déroulera de juin à décembre, promet-on.

Le projet du Groupe Génius comprend 10 appartements et un local commercial au rez-de-chaussée. Son occupant sera connu ultérieurement.Le Journal révélait en octobre dernier que le promoteur n'avait pas complété sa demande pour réclamer ses permis, même si, en novembre 2017, le conseil d’arrondissement de La Cité-Limoilou avait approuvé les modifications réclamées au zonage. 

«La Ville est prête à délivrer le permis depuis longtemps, elle est en attente de la demande du propriétaire», avait indiqué une porte-parole de la Ville. La Ville a précisé mercredi que les discussions avaient repris avec le promoteur, ce que ce dernier confirme. 

Il ira chercher ses permis sous peu, dit-il. Au Comité populaire, on demeure sceptique. «On va le croire quand on va le voir», a lâché Marie-Ève Duchesne. Elle souligne que les annonces de démolition se sont succédées sur le site sans que jamais rien ne se passe. «On trouve que le timing tombe bien, la veille de notre action», a-t-elle ironisé. 

Quoi qu'il en soit, le Comité populaire maintient son action citoyenne de jeudi. 

Il demande toujours la démolition.

«Si ça va de l'avant, tant mieux. Mais il reste qu'on a toujours des doutes au sujet du projet qui est présenté par le promoteur et sur le fait que ça ne répond pas aux besoins des résidents du quartier.» Mme Duchesne souligne entre autres que les prix des unités sont peu accessibles pour les familles, surtout dans le contexte où plus de 1700 ménages dans le quartier consacrent plus de 30 % de leur budget pour se loger. Les plus petites unités se vendent à partir de 199 000 $ et les plus grandes à partir de 395 000 $.