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En bonne posture pour la Grande Boucle

Le Québécois Hugo Houle dit connaître «le meilleur début de saison» de sa carrière

Astana Training Camp, Calpe 2018
Photo d’archives, courtoisie Hugo Houle en est à se deuxième saison chez Astana, au sein du ProTour. Depuis le début de la saison, son programme est construit en fonction d’une participation au Tour de France.

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Hugo Houle n’a jamais été en aussi bonne posture pour participer à la grand-messe du vélo.

« Je ne peux rien encore confirmer parce qu’on ne sait jamais ce qui peut arriver, mais mon nom est sur la liste en prévision du Tour de France, a confirmé le coureur de la formation Astana.

« Mon programme est construit dans l’optique que je participe au Tour de France. Tout le monde est fort et les places sont chèrement acquises. Je suis le programme pour le Tour de Suisse et de France. La balle est dans mon camp et j’ai répondu jusqu’à présent. Je travaille dans l’ombre et je ne fais pas de bruit, mais je livre la marchandise. Je connais le meilleur début de saison de ma carrière. Je suis plus endurant et plus intelligent. Je suis heureux. »

Son travail « respecté »

S’il reçoit l’appel tant espéré pour la Grande Boucle qui aura lieu du 6 au 28 juillet et dont le coup de départ sera donné à Bruxelles, en hommage au 50e anniversaire de la première victoire du Belge Eddy Merckx, Houle deviendrait seulement le quatrième Québécois à réussir cet exploit. Antoine Duchesne (2016), David Veilleux (2013) et Pierre Gachon (1937) ont réussi l’exploit jusqu’à présent.

« C’est certain que je vais être déçu si je ne suis pas sélectionné, a-t-il mentionné. Les années passent et quand je réponds que je suis cycliste professionnel aux gens qui me demandent ce que je fais, ils demandent si j’ai déjà participé au Tour de France. En leur répondant non, ils pensent que je ne suis pas bon. Le travail acharné finit toujours par payer et j’espère récolter les fruits de mon labeur en juillet. »

« En 2018, à ma première saison avec Astana, les attentes étaient peu élevées, poursuit Houle. On ne me connaissait pas. Cette année, sans être le meilleur coureur, je prouve que je suis le meilleur équipier, a-t-il assuré.

« J’ai réalisé mon meilleur coup lors du Paris-Nice. J’étais en échappée avec un groupe de 20 coureurs, quand notre leader a éprouvé des problèmes mécaniques. Je me suis sacrifié, alors que j’étais dans le meilleur coup de la journée, et j’ai réussi à le ramener pour préserver sa place au classement général. Mon travail est respecté et considéré. »

Depuis l’an dernier, les équipes du Tour de France n’alignent plus que huit coureurs, contrairement à neuf dans le passé, ce qui complique la tâche des aspirants.

Tour de la Californie

Présent à Québec, mercredi, à l’occasion du lancement de la saison de la Fédération québécoise des sports cyclistes (FQSC), Houle s’accorde un petit répit. Il prendra le départ du Tour de la Californie du 12 au 18 mai.

« Ça va être ma première participation depuis 2012 avec l’équipe SpiderTech, a-t-il souligné. On retrouve des parcours montagneux que j’apprécie. Il ne me reste qu’à perdre deux ou trois kilogrammes pour attaquer la montagne. »

Blessure à la jambe

Une opération envisagée pour Duchesne

Antoine Duchesne saura d’ici deux semaines s’il doit passer sous le bistouri ou non.

« Je vais passer un angioscanner dans deux semaines à Lyon qui me permettra d’avoir l’heure juste sur ma blessure à la jambe gauche, a expliqué le coureur de la formation Groupama-FDJ. Dans un effort soutenu de longue durée, il n’y a pas assez de sang qui se rend à mon artère iliaque. Ma jambe se retrouve comme un bloc de glace. C’est une blessure qui se voit assez souvent en cyclisme et il n’y a pas vraiment d’autre option que l’opération. »

« Je suis capable de forcer et j’ai terminé le Tour des Flandres sur une jambe, mais ça ne donnerait rien de participer à un Grand Tour à 80 % ou 85 %, a résumé le champion canadien en titre sur route. C’est dommage parce que je devrais me préparer pour le Giro, mais je n’ai aucun contrôle. L’équipe a confiance en moi et elle sait que je reviendrai à 100 % après l’opération. »

Duchesne a bon espoir de ne pas voir sa saison tomber à l’eau, même s’il doit passer sous le bistouri.

« Après une période de récupération, je pourrais reprendre l’entraînement en août et être à 100 % à la mi-septembre. Je serais prêt pour les courses à Québec et Montréal, ainsi que pour le Championnat mondial. »

Boilard soigne son dos

Après une 4e position au contre-la-montre et une 6e position au classement général, à l’occasion du Redlands Classic du 13 au 17 mars dès sa première saison senior et chez les professionnelles, Simone Boilard est de retour à la maison.

« J’ai une légère blessure au dos que je ne voulais pas aggraver dans le contexte de pression d’une course, a expliqué la coureuse de 19 ans de Sho-Air Twenty20. Je serai de retour en Oregon à la fin mai. Je ne sens pas de pression de l’équipe qui prend soin de moi. Parce qu’il n’y a pas de U-23 chez les femmes, c’est un gros saut. C’est une école incroyable, alors que je côtoie des filles d’expérience qui ont participé aux Jeux olympiques. Je suis en situation d’apprentissage et les attentes de l’équipe sont à long terme. »