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Inondations: encore des cauchemars

Inondation
Photo Pierre-Paul Poulin

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Un homme de Rigaud qui fait encore des mauvais rêves à la suite des inondations de 2017 quitterait sa maison à nouveau menacée par la crue printanière s’il en avait les moyens.

Mais avec une hypothèque de 400 000 $ à payer, le maximum offert par le gouvernement (200 000 $) ne couvrirait que la moitié. Il lui serait impossible de finir de rembourser tout en achetant ou louant ailleurs.

« Si on me donnait 400 000 $, je le prendrais et je partirais. Je suis tanné », souffle Mario Arcand, visiblement épuisé. Sa maison est encerclée par les eaux et il fait l’aller-retour en chaloupe deux fois par jour pour la surveiller.

Sa conjointe et lui ne l’ont d’ailleurs pas habitée depuis deux ans. M. Arcand était notamment en train de refaire le solage quand les autorités l’ont averti. En catastrophe, il a installé une membrane de plastique autour des rénovations (la maison blanche sur la photo).

Il a racheté la résidence de son parrain il y a trois ans, un lieu idyllique où il avait grandi, mais qui a tourné au cauchemar. Quand il ferme les yeux, il entend encore les vagues destructrices frapper contre les fenêtres comme en 2017.