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La médiocrité fiscale du CH

<b>Marc Bergevin</b><br />
DG du Canadien
Photo d'archives, Pierre-Paul Poulin Marc Bergevin
DG du Canadien

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À part le miracle Halak et le carré d’as de Michel Therrien, le Canadien se confine à la médiocrité depuis maintenant près de 25 ans.

Je ne veux pas défendre Marc Bergevin, qui a commis sa part d’erreurs depuis quelques années, mais la situation fiscale du Canadien joue directement contre les succès de l’organisation.

C’est sûr qu’il est impardonnable que Bergevin ait laissé dormir 8 millions par année sous le plafond salarial au cours des deux dernières saisons.

Mais il faut aussi reconnaître que les embûches pour bâtir une équipe solide à Montréal sont plus grandes qu’ailleurs dans la Ligue nationale.

C’est simple à comprendre. Toutes les équipes ont le droit de dépenser 80 millions US pour payer leurs joueurs.

Taux d’imposition supérieur à 50 pour cent

Sauf qu’à Montréal, quand Bergevin négocie avec des agents et des comptables, ses 80 millions ne représentent plus que 40 millions nets dans les coffres des joueurs. Le taux d’imposition est grosso modo supérieur à 50 pour cent.

Alors qu’à Calgary ou Edmonton, où on ne paye pas d’impôt provincial, les 80 millions laissent au moins 50 millions pour attirer les meilleurs. À Dallas, c’est plus de

52 millions. Moins en Ontario, mais les dirigeants des Maple Leafs aident les agents à conclure des pactes commerciaux de commandites pour compenser l’imposition fiscale.

Ça veut dire qu’à chaque année, même s’il dépensait les 80 millions brut, Marc Bergevin sera toujours à court d’au moins huit millions « clairs ». C’est-à-dire un gros joueur de centre, un gros ailier ou un défenseur numéro 2.

Et si en plus, comme c’est le cas depuis deux ans, Bergevin se tient à 8 millions sous le plafond, ça veut dire que le Canadien est privé de deux étoiles. Deux gros joueurs.

Pas moyen de faire les séries dans de telles conditions.

Mais alors, que faire ? Comment s’y prendre ?

Je vais y revenir...