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Le braillard albertain

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Après s’être fait élire en promettant de revigorer l’industrie pétrolière et charbonnière de sa province, le nouveau premier ministre albertain, Jason Kenney, s’est immédiatement tourné vers le Québec pour le presser de l’aider à tenir ses promesses.

Heureusement, le Québec n’a pas à se culpabiliser ou à supporter l’insouciance albertaine.

Zéro plan B

Avec une économie vacillante, les Albertains ont préféré croire les promesses farfelues du candidat conservateur et ils ont chassé les néo-démocrates du pouvoir. À l’heure où les énergies fossiles ont de moins en moins la cote à cause de leur impact sur les changements climatiques, Kenney nourrit l’espoir de relancer l’exploitation des sables bitumineux et veut mettre un frein aux fermetures de mine de charbon, deux sources d’énergie parmi les plus polluantes.

L’Alberta a tout misé sur la manne du pétrole depuis plusieurs décennies, sans se soucier de l’avenir.

Hauts salaires, pas de taxe de vente et bas impôts enchantaient une population qui croyait que la source était inépuisable. Comme la cigale, elle déchante maintenant avec une économie qui périclite.

Sans fonds souverain comme celui des Norvégiens et plus imprévoyant que les Saoudiens, Kenney n’envisage pas une diversification de l’économie albertaine. Encore moins brillant, il n’a aucune idée des mesures à mettre en place pour recycler et relocaliser la main-d’œuvre des champs de pétrole et des mines de charbon de sa province.

Zéro sensibilité

François Legault invoque la non-acceptabilité sociale pour repousser l’idée d’un nouveau pipeline transportant le pétrole des sables bitumineux sur le territoire québécois, mais il ouvre malheureusement une porte pour le gaz de schiste.

Pourtant, il n’y a pas plus d’acceptabilité sociale pour ce gaz. Il aurait plutôt intérêt à continuer de vouloir être la batterie verte de l’Amérique.

Plier aux exigences du premier ministre albertain, sans qu’il ait de plan de réduction des GES, condamnerait le Québec à ses jérémiades perpétuelles. Non merci !

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