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Les travailleurs guatémaltèques ne pourront pas reprendre du service

inondation Oka
Photo Stéphane Sinclair

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OTTAWA | Les règles du fédéral empêchent la centaine d’ouvriers agricoles guatémaltèques qui ont rempli des milliers de sacs de sable à Oka de reprendre du service.

La municipalité a fait appel la semaine dernière à un agriculteur des Laurentides afin de « sous-louer » en catastrophe sa main-d’œuvre étrangère, dans le but de protéger les résidents contre les inondations.

Règles strictes

Pendant trois jours, une centaine de travailleurs provenant du Guatemala ont rempli des sacs de sable en prévision des crues printanières à Oka. L’emploi de ces salariés étrangers coûte un peu plus de 10 000 $ par jour à la Ville.

L’entente entre le maraîcher Les Jardins Végibec et la Ville a pris abruptement fin après l’intervention d’un organisme responsable de faire appliquer la réglementation fédérale au Québec. La nouvelle a suscité la consternation des résidents d’Oka.

Appelée à réagir, Ottawa confirme que les salariés étrangers « ne peuvent travailler que pour l’employeur indiqué sur leur permis de travail ».

« Si tu les as embauchés pour cultiver des fraises, ils peuvent juste cultiver des fraises », résume une source gouvernementale qui n’est pas autorisée à s’exprimer publiquement. Le permis de travail qui est délivré est lié à l’employeur et à la tâche prévue. »

Temporaires

La main-d’œuvre guatémaltèque a été embauchée par l’entreprise québécoise grâce au Programme des travailleurs étrangers temporaires du gouvernement canadien.

Les compagnies qui profitent de ce programme doivent démontrer à Ottawa qu’ils sont incapables de pourvoir les postes vacants avec des employés canadiens.

C’est pour cette raison que le fédéral tient à ce que les salariés étrangers soient obligatoirement affectés aux tâches prévues par leur permis de travail, explique la même source.