/entertainment
Navigation

«Liberté conquérante»: immersion dans l’art participatif de Yoko Ono

«Liberté conquérante»: immersion dans l’art participatif de Yoko Ono
MARIO BEAUREGARD/AGENCEQMI

Coup d'oeil sur cet article

MONTRÉAL - La contribution de Yoko Ono à l’art participatif et conceptuel est grandement mise en valeur dans «Liberté conquérante/Growing Freedom», une exposition qui habitera les étages de la Fondation Phi pour l’art contemporain, à Montréal, au cours des prochains mois.

La série de créations de Yoko Ono connue sous le nom «Instructions» et ses collaborations artistiques avec le regretté John Lennon occupent non seulement une place de choix, mais incitent le public à façonner un travail étalé sur plusieurs décennies.

L’initiative a été conçue en deux parties, dans un décor d’une blancheur lumineuse: une célébrant les inventions de la Japonaise et l’autre s’articulant autour des initiatives qu’elle a prises en compagnie de l’ancien chanteur des Beatles.

«Liberté conquérante»: immersion dans l’art participatif de Yoko Ono
MARIO BEAUREGARD/AGENCEQMI

Apporter sa touche

Pour le premier bloc, les visiteurs sont appelés à toucher les œuvres et à les transformer en s’exprimant librement afin de leur donner tout leur sens. Il peuvent ainsi réparer de la vaisselle brisée, peindre sur une grande toile blanche à l’aide de couleurs vives, clouer sur une planche fixée au mur, mais aussi écrire des souvenirs liés à leur mère, imaginer sur divers sujets ou encore réfléchir à la signification profonde de mots comme «respire», «ouvre» et «oublie».

En acceptant de suivre les directives données par Yoko Ono, on constate la force du partage et de la délégation dans le milieu de l’art. On brise avec fracas la barrière de la simple contemplation.

«Liberté conquérante»: immersion dans l’art participatif de Yoko Ono
MARIO BEAUREGARD/AGENCEQMI

«Liberté conquérante»: immersion dans l’art participatif de Yoko Ono
MARIO BEAUREGARD/AGENCEQMI

Le bed-in et bien plus

Bien sûr, les 50 ans du célèbre bed-in de Montréal – qui a eu lieu du 26 mai au 2 juin 1969 – sont abordés. Ils sont revisités dans un large espace où reprennent vie les paroles, les actions et les courants de pensée des anciens amoureux qui ont grandement inspiré.

Une des conditions imposées par Yoko Ono pour la mise sur pied de cette vaste initiative dédiée à la vision inclusive qu’elle se fait de l’art, et dont la préparation a nécessité deux ans, était de «placer le bed-in de Montréal dans un contexte encore plus artistique», a précisé Cheryl Sim, co-commissionnaire de l’exposition.

«Liberté conquérante»: immersion dans l’art participatif de Yoko Ono
MARIO BEAUREGARD/AGENCEQMI

Photos, témoignages audio et vidéo ainsi que lettres manuscrites viennent donc fortement appuyer un grand voyage initié il y a longtemps par l’artiste et féministe engagée.

On en profite également pour braquer les projecteurs sur la première performance de Yoko Ono en lien avec Montréal, celle du 6 août 1961, lors de la Semaine internationale de la musique actuelle. Musique et documents originaux s’y côtoient.

L’exposition «Liberté conquérante/Growing Freedom» est présentée à la Fondation Phi pour l’art contemporain, dans le Vieux-Montréal, jusqu’au 15 septembre, du mercredi au dimanche. L’accès est gratuit. Après Montréal, elle sera offerte à Amsterdam, en 2020.

«Liberté conquérante»: immersion dans l’art participatif de Yoko Ono
MARIO BEAUREGARD/AGENCEQMI