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S’enrichir et verdir

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François Legault a certainement poussé un énorme cri de joie quand le maire de New York a présenté lundi son « Green new deal ». Avec raison.

Car pour réaliser cet ambitieux plan, le maire de Blasio souhaite faire affaire avec le Québec pour s’approvisionner en hydroélectricité.

Fin des surplus

Une entente ferme signifierait la construction d’une ligne de transport enfouie sur une distance de 530 kilomètres, puis d’assurer des revenus prévisibles et récurrents. Mais il y a plus. Le fait d’avoir désormais la capacité de transporter le fruit de notre or bleu nous permettrait aussi de subvenir aux besoins des New-Yorkais en période de pointe, en surplus du contrat. Et ça, ce n’est pas payant... c’est extrêmement payant !

Si on ajoute le projet d’entente qui est en négociation avec le Massachusetts également, il est réaliste de penser que, dans quelques années, Hydro-Québec pourrait avoir éliminé sa fameuse problématique de surplus d’électricité. Et imaginez si les Ontariens montraient finalement de l’ouverture à faire des affaires avec nous.

Dès lors, le premier ministre Legault serait pris au sérieux avec son discours visant à relancer les projets de nouveaux barrages hydroélectriques.

Les verts

Ne crions pas victoire trop vite, mais il faut reconnaître que cette vision est emballante. Car non seulement le Québec pourrait s’enrichir davantage grâce à son génie et son savoir-faire, mais en plus, c’est foutrement vert tout ça !

Oui, oui, en aidant nos voisins à s’affranchir des moyens beaucoup plus polluants de produire de l’électricité, le Québec ferait œuvre utile, et pas à peu près !

De quoi faire applaudir Manon Massé et Dominic Champagne. Enfin, j’ose croire.

Une chose est certaine, pendant qu’on perd notre temps à se chicaner sur les signes religieux, il y a des gens en coulisses qui réfléchissent à notre avenir et aux moyens de nous démarquer. Ça fait du bien d’y penser.