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Lumineuse Zaz au Centre Vidéotron

Le public était gagné à sa cause pour son retour à Québec

ZAZ
Photo Simon Clark

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En moins de dix ans, Zaz est devenue une des artistes chouchous des Québécois. Alors, lorsqu’elle lance un tonitruant «on se bouge son cul», comme elle l’a fait lors de son lumineux concert au Centre Vidéotron mercredi, tout le monde se lève et se laisse porter par l’énergie déployée par la star française.  

Zaz et Québec, c’est l’éloquente démonstration qu’un public se gagne par la fidélité. Depuis sa première performance devant une poignée de spectateurs au défunt Cabaret du Capitole, en 2010, Isabelle Geoffroy, dite Zaz, n’a pas raté une occasion de venir chanter chez nous.  

ZAZ
Photo Simon Clark

Ses efforts ont été payants. Son retour au Centre Vidéotron mercredi soir, presque deux ans jour pour jour après son premier concert dans le même amphithéâtre, a attiré une belle foule de 5500 fans gagnés d’avance.  

Zaz ne les a tout de même pas tenus pour acquis. Assistée de cinq musiciens qui ont mis du rock dans son répertoire, elle a présenté un spectacle visuellement soigné où les jeux de lumière se voulaient un complément parfait à un programme en grande partie tiré de son plus récent album – treize titres au total –, Effet miroir.  

ZAZ
Photo Simon Clark

Espoir  

De cet album tout neuf, ce sont les rythmes latins de Que vendra qui ont suscité la meilleure réaction, du moins durant la première partie du concert. La touche rock évoquée plus haut a pour sa part été exploitée avec brio sur On ne s’en remet jamais.  

Experte pour varier les ambiances, Zaz a mis de la chaleur dans la bâtisse lors d’un joli segment sur une scène secondaire où elle a flirté avec le jazz avec son Comme ci, comme ça, et rendu hommage au grand Aznavour via la reprise d’Oublie Loulou.  

ZAZ
Photo Simon Clark

Plus loin, la ballade à fleur de peau Mes souvenirs de toi était belle à pleurer et a été savourée dans un silence respectueux.  

Zaz, qui ne cache pas vouloir changer le monde grâce à sa notoriété, a aussi multiplié les messages d’espoir. «Les gens se regroupent», a-t-elle notamment dit, après avoir déploré qu’on ne montre «que les trucs horribles» qui se produisent en France, où «ça va quand même bien».  

ZAZ
Photo Simon Clark

Des étoiles dans les yeux  

Là où ça allait rudement bien, quelques instants plus tard, c’était dans le Centre Vidéotron quand tout le monde a entonné son hymne Je veux, le point culminant de tous ses concerts.  

Vous croyez qu’elle va se lasser de chanter son incontournable ritournelle ? Détrompez-vous ! Le sourire dans sa voix et les étoiles dans ses yeux, pendant qu’elle avait la foule à ses pieds, valaient à eux seuls le prix d’entrée.  

ZAZ
Photo Simon Clark

Claudio Capéo : le courant passe  

Le Français Claudio Capéo, accordéoniste de son état et ex-participant à The Voice devenu star chez lui, a su mettre à profit sa demi-heure, en première partie, pour se gagner de nouveaux admirateurs.  

Les Québécois ont embrassé avec plaisir cette proposition musicale de type variété française, livrée ici et là avec une touche gipsy. Ça tapait joyeusement des mains durant les morceaux rythmés et ça s’est terminé par une ovation. Bref, le courant a passé.