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Elle pourrait avoir trouvé une donneuse

Une retraitée de la Montérégie entame le processus

Johanne Robichaud aimerait retrouver une qualité de vie avec un nouveau rein.
Photo courtoisie Johanne Robichaud aimerait retrouver une qualité de vie avec un nouveau rein.

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Une Gaspésienne malade qui n’a plus de qualité de vie et qui cherche un donneur vivant qui accepterait de lui offrir un rein a été approchée par près d’une vingtaine de personnes voulant lui offrir le leur.

Atteinte d’une maladie polykystique des reins, Johanne Robichaud, de Caplan en Gaspésie, doit faire filtrer son sang pratiquement tous les deux jours à l’hôpital. Elle cherche activement un donneur vivant pour avoir un nouveau rein qui lui permettra d’améliorer sa qualité de vie.

Vingtaine de messages

Après un appel lancé publiquement entre autres dans les pages du Journal, elle a reçu une vingtaine de messages de personnes, dont plusieurs ne se qualifiaient malheureusement pas, comme des jeunes de 16 et 17 ans et d’autres qui ont eu des problèmes de santé.

Renée Berthiaume, souhaite lui offrir le sien si ses démarches fonctionnent.
Photo courtoisie
Renée Berthiaume, souhaite lui offrir le sien si ses démarches fonctionnent.

Au moins une d’entre elles a démarré le processus en s’informant pour débuter les tests physiques et psychologiques nécessaires pour faire un don du genre, mais les démarches sont à l’état embryonnaire.

« Je ne pensais pas qu’autant de gens seraient touchés par mon histoire et qu’ils répondraient à ça. Mais c’est un gros processus », admet avec lucidité Johanne Robichaud, qui a remis toutes les informations pour la marche à suivre à ceux qui se sont manifestés à elle. Elle a été comblée de voir cet élan de solidarité de la part d’inconnus qui seraient prêts à lui donner un rein.

Bucket list

Elle entrera aussi en contact avec Renée Berthiaume, une retraitée et snowbird de 69 ans qui se dit « en grande forme » et qui souhaite lui offrir son rein.

Il se trouve que le don d’organe est sur sa bucket list depuis longtemps. Mme Berthiaume s’imaginait que cet élément serait coché une fois son décès, mais préférerait de beaucoup le faire de son vivant. « Ce serait aussi un cadeau à moi de moi. Cette femme-là a besoin de moi et moi j’ai besoin d’elle », dit Mme Berthiaume de Vaudreuil-Dorion.

Lorsqu’elle a lu l’appel à l’aide de Johanne Robichaud, elle s’est tout de suite mise à lire sur le don de rein et croit être une bonne candidate. « Si vous saviez comment j’aimerais réaliser cela », ajoute-t-elle.

Le processus ne lui fait pas peur et elle dit très bien tolérer la douleur. Elle ne craint pas non plus les tests psychologiques et se dit prête à entamer les démarches sérieuses qui se rattachent au don d’un rein au Québec.