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Réflexions d’un papa heureux

Martin Larocque
Photo courtoisie, Julien Faugère

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Le comédien, auteur et conférencier Martin Larocque, bien connu pour son personnage de Donald Welsh dans la série télé District 31, partage le fruit de ses réflexions sur la paternité et sur la parentalité dans son nouvel ouvrage, Quand t’éduques, éduque. Son livre approfondit des concepts qu’il évoque souvent en conférence, comme la responsabilité et la fierté d’être parent.

Martin Larocque rêvait depuis son adolescence d’être papa. Ses vœux se sont réalisés – il est le papa de Matisse, Sacha et Miro et le beau-papa de Zakk – et il en tire une grande fierté. Dans son livre, il avait envie d’offrir un propos rafraîchissant sur la parentalité, pour faire du bien à ses lecteurs.

Quand t’éduques, éduque. Martin Larocque, Éditions Trécarré
Photo courtoisie, Éditions Trécarré
Quand t’éduques, éduque. Martin Larocque, Éditions Trécarré

Il y aborde le rôle des parents, « ceux qui dirigent la parade », peste contre les gérants d’estrade qui se mêlent de tout, rappelle l’importance de « jaser », pour le couple, et de ne pas oublier de célébrer la vie comme il se doit.

« Ça va faire bientôt 25 ans que je fais des conférences dans les écoles secondaires et pour les parents », explique Martin Larocque, qui a donné le cours de FPS (Formation personnelle et sociale) dans les écoles pendant quelques années avant de commencer à jouer. Au fil des ans, il s’est documenté sur différents sujets, puis a développé des conférences sur l’estime de soi, la confiance, l’affirmation et la responsabilité.

Il a réalisé que les parents – les leaders de la famille – avaient aussi des baisses de confiance en soi et d’estime de soi, et s’est penché sur le sujet. « Je suis un orateur plus qu’un auteur. J’aimais faire des conférences et je lisais, je notais. Ma culture est presque essentiellement littéraire – je lis des gens plus intelligents que moi qui ont fait des recherches plus précises. Mais je les ramène toujours dans mon dossier à moi, la responsabilité parentale et le plaisir parental. »

À force de se faire demander s’il avait un livre sur le sujet, après ses conférences, il a réuni les idées qu’il répète le plus souvent depuis 20 ans – ce qu’il appelle ses « idées-doudoune ». « Ce sont des réflexions qui, à la base, veulent faire du bien aux parents. C’est ma devise. »

Redonner confiance

Martin Larocque dit que ce livre a été écrit avec toutes ses notes, dans le but de déculpabi­liser, faire du bien, en y ajoutant des réflexions et sa touche bien personnelle. « Oui, je suis papa. C’est la plus belle chose de ma vie. Mais il y a d’autres parents, d’autres situations, donc je voulais être loin d’écrire un guide, mais un livre qui a pour but de ramener l’idée principale : le parent est capable d’être parent. »

Ses enfants lui ont beaucoup appris, entre autres, à écouter. « Je ne dis pas d’écouter tous les petits caprices, mais d’écouter où ils sont rendus, d’écouter ce qu’ils ont à dire. C’est ma job de dire non, ce qui veut dire : j’ai confiance que tu vas trouver autre chose. Mais s’ils ont un autre point de vue à m’amener, parfois, ils ont raison. Mes enfants ont aimé cet espace de liberté. »

En parallèle, Martin Larocque est très heureux du succès phénoménal de la série District 31. « En ce moment, je suis en atten­te, il n’y a pas d’autres projets sur la table présentement. Ça suit son cours. Ce qui était beau, dans District 31, c’est que les gens ont aimé m’haïr. C’est très flatteur parce que c’était le but de l’exercice ! »

  • Martin Larocque est acteur, auteur, chroniqueur et conférencier.
  • Ses enfants ont 16, 18 et 20 ans.
  • Il a été nommé Partenaire émérite dans la lutte contre l’intimidation par le gouvernement du Québec, pour sa promotion de l’estime de soi et de la responsabilisation auprès des jeunes et des parents.
  • Il est présent sur les réseaux sociaux.

Extrait

« Les gérants d’estrade ils sont parmi nous. Ils sont partout. Ils sont au coin de la rue. Au centre commercial. Dans les grands rassemblements familiaux. Les festivals. Ils nous épient, nous scrutent, nous observent avec un regard plein de mauvaise foi. Ils ne sont pas conscients qu’ils sont jaloux. Ils pensent juste qu’ils ont le devoir social important de nous rappeler qu’il n’y a qu’une seule façon de faire et que nous ne l’avons pas encore... et eux non plus d’ailleurs, mais ils trouvent tellement difficile d’être parents qu’ils ne veulent pas être les seuls à souffrir ! »

- Martin Larocque, Quand t’éduques, éduque. Éditions Trécarré