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Salaires: la région de Québec tire de la patte

Salaires: la région de Québec tire de la patte
Photo d'archives

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Malgré le besoin criant de main-d’œuvre, les employeurs n’ont pas brisé leur tirelire en 2018 pour attirer de nouveaux cerveaux dans leur organisation. Dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec, le salaire moyen des travailleurs est demeuré le plus bas parmi les principales villes canadiennes.  

À la lumière de données fournies par Québec International, le salaire moyen dans la RMR de Québec a été de 44 964 $ l’an dernier, comparativement à 46 237 $ à Montréal.  

À l’échelle canadienne, Calgary trône toujours au sommet (70 242 $). Sa plus proche rivale, Edmonton, a affiché un salaire moyen de 67 569 $. Suivent, dans l’ordre, Ottawa (55 105 $), Toronto (54 877 $), Vancouver (48 201 $) et Winnipeg (47 961$). Pour les amateurs de chiffres, le salaire moyen au Québec a atteint 44 597 $.  

Mais revenons à nos moutons. Pour la RMR de Québec, qui couvre essentiellement le territoire des villes de Québec et de Lévis, l’augmentation salariale de (+2,6 %) est la plus importante au cours des cinq dernières années, bien qu’elle soit «en dessous des niveaux du Québec et du Canada».  

Elle s’explique par une croissance dans les secteurs professionnels, «à l’exception de celui de la santé», avance dans son analyse l’équipe économique de l’agence.  

Elle ajoute que le secteur des arts, culture, sport et loisirs a enregistré une hausse salariale de 15 %, alors que le secteur de la fabrication et des services d’utilité publique a connu un bond de 9,4 %. Quant au secteur de la gestion et celui des ressources naturelles, agriculture et production, «ils poursuivent leur croissance amorcée en 2017 avec des taux de 4,6 % et 5,1 % respectivement». 

Bonne nouvelle toutefois pour les travailleurs. Le manque de paires de bras pourrait davantage se refléter sur les salaires en 2019. Certains secteurs, comme celui des technologies de l’information, pourraient connaître de nouveau une pression à la hausse en raison des entreprises à la recherche de nouveaux talents. 

«Bien que le niveau de croissance de la rémunération des travailleurs demeure encore modéré, le nombre d’emplois, le taux de chômage et le taux d’emploi, tous à des niveaux historiques dans la RMR cette année pourraient, éventuellement affecter le niveau de salaire moyen à la hausse», indique Québec International. 

Par ailleurs, si on regarde du côté du revenu personnel disponible, soit le montant après taxes et impôts —, il a atteint 32 541 $ (+3,4 %) en 2018 dans la RMR de Québec. Il s’agit de la meilleure performance à travers la province. Au Canada, la région occupe le 6e rang parmi les principales villes. 

«La croissance du revenu disponible a surpassé celle de l’indice des prix à la consommation, permettant ainsi une amélioration du pouvoir d’achat des habitants de la RMR», écrit Québec International.  

Pour 2019, le Conference Board anticipe une croissance plus modeste du revenu disponible (1,1 %). Toutefois, certaines mesures fiscales du dernier budget provincial, telles que l’abolition de la contribution additionnelle pour la garde des enfants ou l’uniformisation de la taxe scolaire, pourraient avoir un impact positif sur le portefeuille des contribuables.