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Tables véganes: s’alimenter différemment

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 Il est temps de parler du véganisme d’une autre façon. D’explorer davantage. De vaincre des peurs. C’est du moins ce que croient Élise Desaulniers et Patricia Martin, duo à l’origine de Tables véganes – menus d’ici et d’ailleurs, un livre de recettes qui propose quantité d’alternatives santé au simple bol de riz avec légumes et au burger végé. 

 

 « On commence à avoir une bonne idée de quoi manger le mardi soir, quand on revient de travailler. Les recettes de base sont démocratisées, explique Élise Desaulniers. On sait ce qu’est un végé burger et on connaît ça, mais quand vient le temps de recevoir des gens le samedi soir, qu’on célèbre Pâques ou Noël, là ça devenait un peu plus compliqué. C’est un peu à ce problème-là qu’on voulait trouver une réponse. »  

 

 Explorer la planète !  

 

 Afin d’offrir des recettes sans produits provenant des animaux, mais qui sortent de l’ordinaire, les auteures ont fait appel à 10 de leurs amis issus de différentes cultures. Dans ce riche tour du monde culinaire, chacun a créé une table gourmande, commençant par le cocktail/mocktail et se rendant jusqu’au dessert.  

 

 De l’Italie au Vietnam et du Pérou à l’Australie, entre autres, une grande quête des saveurs s’est amorcée. Sans oublier un goût du Québec. Des exemples ? Une boisson au gingembre et à l’hibiscus, une bannique de style queue de castor et un mac & cheese jerk

<i>Tables véganes menus d’ici et d’ailleurs</i><br />
Élise Desaulniers et Patricia Martin<br />
Éditions Trécarré<br />
200 pages
Photo courtoisie
Tables véganes menus d’ici et d’ailleurs
Élise Desaulniers et Patricia Martin
Éditions Trécarré
200 pages

 

 « Autour de nous, on a tellement de possibilités de découvertes, assure Patricia Martin. Oui, notre spaghetti bolognese est facile à transformer pour devenir végane, mais tu peux aussi découvrir des choses d’ailleurs et rajouter ça dans tes plats réguliers. Ça va t’amener à intégrer de nouveaux aliments et tu vas peut-être dire “ah ben, je n’ai pas besoin du morceau de steak dans le milieu de mon assiette” parce que tu as de la couleur, des légumes, des saveurs qui sont différentes, qui viennent d’ailleurs. »  

 

 « Si on s’ouvre au monde, on va voir qu’il y a plein de plats qui sont véganes par défauts, y’a plein de nouveaux trucs qu’on peut découvrir », ajoute sa partenaire dans l’aventure.  

 

 Regarder chez soi  

 

 Beaucoup moins compliqué qu’il peut le paraître, le véganisme dispose déjà d’une bonne base dans le garde-manger et le frigo des foyers québécois.  

 

 « Chaque personne, dans sa maison, a plus de 75 % de choses véganes, dit Patricia Martin. Vous avez des morceaux d’animaux dans votre congélateur, mais si vous les remplacez par du tofu, du tempeh, des fèves de soya, des pois chiches, des bines noires... On a tous des légumes, des carottes, du céleri... On a tous des oignons, de l’ail, des grains... Il n’y a que quelques “twists” à faire, quelques éléments à prendre... »  

 

 « Ce qu’on veut dire aux gens avec Tables véganes, c’est : essayez donc une fois de temps en temps de vous ouvrir à de nouvelles façons de cuisiner et de faire un repas 100 % végane. Vous allez voir que ça va être le fun », assure Élise Desaulniers. 

   

 

 Les nouveaux visages du véganisme 

Patricia Martin et Élise Desaulniers
Photo courtoisie, Marie des neiges Magnan
Patricia Martin et Élise Desaulniers

 

 

 Consciente que certaines personnes ont encore « cette image qui traîne du véganisme que c’est brun, un peu plate », Élise Desaulniers a créé avec Patricia Martin un livre dont les recettes sentent bon, ont un côté rafraîchissant et offrent un aspect coloré.  

 

 En concoctant Tables véganes, elles ont voulu changer certaines perceptions. « Les véganes, ce ne sont pas juste des filles blondes qui pèsent 115 livres et qui font leur smoothie vert. Il y a des mères de famille, il y a toutes sortes de corps, de personnes qui cuisinent végane pour plein de raisons différentes. C’est important de le montrer », dit Élise Desaulniers.  

 

 Bien qu’elle précise que ce sont surtout les jeunes qui ont tendance à se lancer dans l’aventure du véganisme, cette dernière ajoute que les choses ont commencé à prendre un virage.  

 

 « Quand on a 16, 17, 18 ans, c’est facile de changer ses habitudes et il y a un petit kick à se rebeller contre la société. C’est un peu plus tough à 45 ans quand t’as une job à temps plein, des enfants et il faut que ça roule tout seul. Mais il y a de plus en plus d’ouverture. On voit qu’il y a une curiosité ; même Ricardo propose des recettes véganes maintenant. »  

 

 Non aux restrictions  

 

 Si certains font rimer le véganisme avec des mots comme privation et division, les auteures parlent plutôt de rassemblement et d’exploration. « C’est un monde de découvertes. Si on se restreignait, je n’aurais pas été capable d’écrire un livre de 200 pages », assure Patricia Martin.  

 

 Tout à l’honneur des deux femmes, elles se tiennent loin d’un discours lourd et d’une cuisine qui cherche à rendre coupable. « On n’est pas dans les raisons morales, les conséquences environnementales, la souffrance des animaux, ça on le sait. On est dans le fait qu’on peut avoir du fun même si on fait attention à la planète et aux animaux qui nous entourent », dit Élise Desaulniers.   

  

 Plat chinois à la Elfassi 

Photo courtoisie

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 Conchiglioni farcis aux aubergines, pois chiches, basilic et épinards 

Photo courtoisie

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 Étagé de tomates, pommes de terre, oignon caramélisé au cumin et basilic frais 

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 Pouding chômeur 

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 Spritz Amermelade 

Photo courtoisie

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