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«Je suis très surpris de ma carrière» -Réal Béland

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Photo Agence QMI, Joël Lemay Réal Béland a voulu faire un numéro spécial best of sur les meilleurs moments de sa carrière, dans la version de luxe de son spectacle Faire semblant.

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Réal Béland fêtera ses 30 ans de carrière dans quelques mois. Pour l’occasion, l’humoriste fera une mini-tournée de luxe de son spectacle Faire semblant, avec un numéro best of de toute sa carrière. Retour sur trois décennies de blagues avec le comique touche-à-tout.

Quand il a amorcé sa carrière, Réal Béland n’aurait jamais cru qu’elle durerait plus de 30 ans. « Je suis moi-même très surpris de ma carrière, admet­-il. Je suis très fier d’avoir été un touche-à-tout. Ma carrière n’est pas finie, mais je trouve ça bien de faire le point après 30 ans. C’est important que je me félicite moi-même (rires) ! »

Pour célébrer le tout, l’humoriste a eu l’idée de terminer sa tournée actuelle, Faire semblant, en offrant 30 spectacles de luxe à prix réduit. C’est ainsi qu’à la fin de l’année, et pour plusieurs mois, il promènera la mini-tournée 30 ans, 30 villes, 30 piastres.

« C’est l’occasion parfaite de faire plaisir aux gens, dit-il. En plus, je trouve que c’est mon meilleur show. La réaction, ça marche vraiment fort. Je suis surpris à quel point les gens rient. Les soirs où tu n’es pas en forme, c’est là que tu vois si t’as un bon show ou pas. Quand les gens rient, ça te réveille. »

Par accident

Après 30 ans de carrière, Réal Béland remarque qu’il a acquis une maturité dans son écriture. « Je n’ai jamais aimé me faire qualifier d’humoriste absurde, dit-il. Pour moi, dès que tu fais rire, c’est absurde. Il y a une différence entre l’absurde et l’abstrait. Les sujets restent sérieux. Comme j’ai quatre enfants, j’ai l’impression que le public dans la salle vit les mêmes choses que moi. »

Comment explique-t-il qu’il soit encore dans le paysage humoristique 30 ans plus tard ? « C’était un peu un accident, au début, dit-il. J’étais auteur pour Surprise sur prise ! et j’étudiais en théâtre. Je me destinais vers une carrière de comédien de théâtre. Puis j’ai été dans le duo C’ Réal et Stéphane K, avec Stéphane Lefebvre, pendant huit ans. Comme mon père était dans Ti-Gus et Ti-Mousse, je trouvais que l’humour se faisait en duo. Mais j’ai appris à faire du duo avec le public. »

► Réal Béland emmènera sa mini-tournée 30 ans, 30 villes, 30 piastres le 4 janvier, à l’Olympia de Montréal, et le 22 janvier à la Salle Albert-Rousseau de Québec. Pour toutes les dates : realbeland.com.

5 moments marquants

À l’occasion du 30e anniversaire de sa carrière, Le Journal a demandé à Réal Béland de raconter ses cinq moments les plus mémorables.

► Son premier spectacle au Théâtre Saint-Denis

« C’était une soirée de rêve, en 2001, je crois. Je faisais déjà plein d’affaires différentes à ce moment-là, et on avait décidé de nommer la tournée Réal Béland – Le spectacle pour dire aux gens que j’étais maintenant sur scène. [...] En revenant chez moi ce soir-là, je m’étais dit que je pourrais arrêter ma carrière et je serais satisfait. J’ai finalement refait le Saint-Denis au moins 100 fois après ça ! »

► Le film Nos voisins Dhantsu

« Ç’a été quelque chose d’extra­ordinaire. On était allés tourner au Japon. On avait 300 cassettes d’une heure pour le montage ! Notre caméraman, André Perron, avait même fait de la prison là-bas pendant une demi-journée, à cause d’un de nos sketches. À sa sortie en salles [en 2007], ç’a été un méga-hit. On n’a pas eu une mauvaise critique. »

► Son arrivée à la radio

« Vers 1996 ou 1997, je suis arrivé à la radio à Montréal, dans l’émission C’t’encore drôle. J’ai découvert que j’adorais ça, que j’étais à ma place. Je suis un gars très timide. Mais avec la radio, je pouvais utiliser mon talent d’improvisateur et d’auteur. Je suis aussi un gars d’équipe. »

► Son premier jour de tournage sur Les Boys IV

« C’était magique. Je suis un gars qui adore le hockey et chaque fois que je voyais un film des Boys, je me disais que j’aimerais ça être là-dedans. La seule personne qui me gênait vraiment dans la gang, c’était Rémy Girard. Et la toute première scène que j’ai eu à tourner, c’était seul avec lui ! Il a été super gentil. Ç’a été un des plus beaux tournages de ma vie. J’ai fait partie des Boys immédiatement. Après ça, j’ai fait cinq ans de série avec eux. Je m’ennuie tellement d’eux. Ce sont tous devenus des amis. »

► La première partie de sa fille

« Au printemps 2017, ma fille Charlotte a commencé à faire mes premières parties. La première fois qu’elle est venue avec moi, c’était dans une petite salle d’environ 350 places, à Baie-du-Febvre. Mon show était encore en rodage. Ç’a été un moment très stressant. Ça m’a rappelé quand j’étais petit et que je regardais mon père sur scène, des coulisses. Là, j’étais en train de regarder ma fille, du même endroit. Quand je suis entré sur scène après, je n’ai jamais été soulagé comme ça ! »