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Le Cambodge et le Vietnam au fil de l’eau

Siem Reap; Kingdom of Cambodia - august 23 2018 : riverside view from a touristy boat
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SIEM REAP, Cambodge | Si toutes les croisières ont pour but de nous faire découvrir les beautés du monde, d’autres y ajoutent un plongeon dans les méandres de l’âme humaine. C’est ce qui attend les passagers du circuit-croisière de 13 jours Des temples d’Angkor au Delta du Mékong, que propose CroisiEurope sur le nouveau navire Indochine II.

C’est au Cambodge, plus précisément à Siem Reap, porte d’accès vers les temples d’Angkor, que le voyage débute. Ce sera également le premier contact avec un peuple dont le sourire vrai, sincère et lumineux nous chavire. Ce sourire sera notre phare dans toutes les villes et tous les villages du Cambodge que nous traverserons. Un sourire que l’on peine parfois à comprendre, surtout pendant la visite de S21, le musée du génocide qui dévoile les atrocités infligées par le régime totalitaire de Pol Pot et ses Khmers rouges.

Le magnifique temple Bayon, 
au Cambodge. Moins imposant 
qu’Angkor Wat, il fascine par 
les 216 visages sculptés sur les 
quatre faces de ses 54 tours.
Photo Agence QMI, Lise Giguère
Le magnifique temple Bayon, au Cambodge. Moins imposant qu’Angkor Wat, il fascine par les 216 visages sculptés sur les quatre faces de ses 54 tours.

Puis ce sera le Vietnam – et sa course folle vers la modernité –, qui demeure tout de même bien ancré dans ses traditions et ses légendes. Une émotion différente nous attend. Cette fois-ci, elle se manifeste au cœur de la circulation anarchique qui nous paralyse sur les trottoirs, mais également dans les tunnels de Cu Chi, un gigantesque réseau de 250 km de galeries souterraines creusées au cœur même de la principale base américaine pendant la guerre du Vietnam.

Le merveilleux Mékong

L’eau occupant une place prépondérante dans la vie de ces deux peuples, une croisière donne accès à un autre visage. Si, pendant la saison sèche (novembre à janvier), l’on s’étonne de toutes ces constructions en pilotis, ce n’est plus du tout le cas pendant la mousson (mai à novembre), alors que le Mékong atteint son plus haut niveau.

Partant d’un plateau du Tibet, ce grand fleuve serpente sur 4350 km et traverse six pays avant de rejoindre la mer. Ses eaux favorisent les échanges culturels et commerciaux et charrient de nombreux poissons. En période de mousson, il immerge les grandes cités fluviales et fait déborder le lac Tonlé Sap, dont la superficie passe de 3000 km2 à près de 16 000 km2. Ce phénomène en fait l’une des zones de pêche les plus productives du monde et lui a valu d’être reconnu comme réserve de la biosphère de l’UNESCO.

Pendant la mousson, 
le lac Tonlé Sap, au Cambodge, 
passe de 3000 km2 à quelque 
16 000 km2, noyant la plaine 
et obligeant les Cambodgiens 
à vivre sur l’eau.
Photo Agence QMI, Lise Giguère
Pendant la mousson, le lac Tonlé Sap, au Cambodge, passe de 3000 km2 à quelque 16 000 km2, noyant la plaine et obligeant les Cambodgiens à vivre sur l’eau.

C’est sur ce lac, le plus grand d’Asie du Sud-Est, que l’on monte à bord de l’Indochine II pour naviguer jusqu’au delta du Mékong, que l’on suivra ensuite jusqu’à Ho Chi Minh. Au fil des jours, les témoignages, les visites, les rencontres et... les sourires multiplieront notre charge émotionnelle.

Non, on ne revient pas tout à fait indemne de ce voyage !

LES ESCALES

  • Au Cambodge

Siem Reap

Avec ses cinq tours, le temple montagne
d’Angkor Wat est le plus grand chef-d’œuvre 
de l’architecture khmère, au Cambodge.
Photo Agence QMI, Lise Giguère
Avec ses cinq tours, le temple montagne d’Angkor Wat est le plus grand chef-d’œuvre de l’architecture khmère, au Cambodge.

C’est la portion terrestre du voyage et notre premier contact avec le peuple khmer et sa résilience. C’est aussi­­­ notre base pour la découverte de quelques temples d’Angkor, dont Angkor Wat (12e siècle), chef-d’œuvre de l’architecture khmère.

Tonlé Sap

Si, au Cambodge, on vit dans des 
maisons sur pilotis, au Vietnam, 
on crée de véritables villages flottants.
Photo Agence QMI, Lise Giguère
Si, au Cambodge, on vit dans des maisons sur pilotis, au Vietnam, on crée de véritables villages flottants.

Comme nous sommes en pleine mousson, c’est la découverte de la vie quotidienne des habitants dans leurs villages flottants.

Kampong Chhnang

Un grand port de pêche qui est également un important centre de poterie archaïque.

Kampong Tralach

Pour admirer les rizières, les passagers sont invités à faire l’essai d’un mode de transport traditionnel : les chars à bœufs !

Koh Chen

Petit village d’artisans qui utilisent les balles récupérées de la guerre et les fils électriques pour réaliser de belles œuvres de cuivres et d’argent.

Phnom Penh

La capitale du Cambodge, avec son architecture de la période coloniale française.

  • Au Vietnam

Chau Doc

Ville au charme désuet située à la frontière du Cambodge et du Vietnam, elle se développe autour de la pêche et de la pisciculture.

Sa Dec

La visite du marché local fera vivre plusieurs émotions aux passagers. C’est qu’au Vietnam, on aime bien acheter sa nourriture vivante ! C’est aussi dans cette ville que l’on visite l’ancienne demeure de celui qui fut l’amant de la romancière française Marguerite Duras, laquelle passa une partie de son enfance dans cette ville.

Vinh Long

Située entre deux bras du Mékong, la vie de cette ville s’organise autour de l’eau. Des embarcations circulent par centaine entre les maisons construites sur pilotis.

Cai Be

À Cai Be, au Vietnam, les navires 
de marchandises nous font les 
gros yeux. Ces derniers ont 
pour but d’éloigner les mauvais 
esprits vivant au fond des mers.
Photo Agence QMI, Lise Giguère
À Cai Be, au Vietnam, les navires de marchandises nous font les gros yeux. Ces derniers ont pour but d’éloigner les mauvais esprits vivant au fond des mers.

L’un des plus célèbres marchés flottants depuis le 19e siècle. Commerçants, marchands et touristes se croisent dans cette mosaïque de couleurs et d’odeurs.

My Tho

Balade en sampan à travers les 
palmiers d’eau au Vietnam.
Photo Agence QMI, Lise Giguère
Balade en sampan à travers les palmiers d’eau au Vietnam.

Promenade parmi les arbres fruitiers de l’île de la Licorne­­­ et balade en sampans (de petits bateaux).

Canal de Chao Gao

Moment de navigation inoubliable dans cet étroit canal où de frêles esquifs se fraient un passage entre les énormes cargos.

Ho Chi Minh Ville

Ho Chi Minh, Vietnam.
Photo Agence QMI, Lise Giguère
Ho Chi Minh, Vietnam.

Grands hôtels, centres commerciaux, gratte-ciel et construction d’un métro (prévu pour 2020) côtoient les temples et les marchés ancestraux­­­.

LE NAVIRE

Des cinq navires de CroisiEurope qui naviguent sur le Mékong, l’Indochine II est le plus récent (2017). Dessiné pour répondre aux exigences modernes, il séduit par ses matériaux nobles soulignant ses influences coloniales et contemporaines. D’une longueur de 65 m, cet élégant navire dispose de 31 cabines avec porte-fenêtre, ce qui permet d’admirer le décor de son lit ou de son balcon. C’est cependant sur le « pont-soleil » que les passagers se réunissent le plus souvent. Il faut dire que l’aménagement ludique de ce dernier et sa vue à 360 degrés favorisent la détente et la prise de photos. On trouve également un spa, un restaurant et un salon-bar.

À SAVOIR

♦ Selon la période (saison sèche ou saison des pluies), cette croisière sera légèrement différente.

♦ Température : 25 °C à 35 °C.

♦ Humidité à 90 % durant notre séjour.

♦ Monnaie : il est préférable de partir avec des dollars américains.

♦ Des visas sont nécessaires pour le Cambodge et pour le Vietnam.

♦ Coût de la croisière : à compter de 5065 $ par personne. Ce prix comprend les vols avec Thaï Airways à partir de Paris (il faut donc ajouter le prix de la portion Montréal-Paris), les transferts, l’hébergement en hôtel pour la partie terrestre, les boissons aux repas, les excursions avec guides francophones, les pourboires, l’assurance assistance/rapatriement et les taxes portuaires.

♦ Ce reportage a été rendu possible grâce CroisiEurope et Air France.

EN BREF

TYPE DE CROISIÈRE

  • Sur fleuve et sur lac.

LE PLUS

  • L’empathie et le professionnalisme du personnel qui veille au bien-être de TOUS les passagers, tout particulièrement de ceux ayant quelques difficultés.

LE MOINS

  • Le rythme étant plutôt intense, on prendrait une ou deux journées supplémentaires pour mieux profiter du magnifique navire et de ses installations.