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Le temps du Botox!

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Eh bien, voilà ! Je suis passé du côté noir de la force, j’ai testé cette fontaine de jouvence qu’est le Botox. Je vous avais raconté il n’y a pas longtemps qu’on m’avait mis au défi d’en utiliser et, là, c’était le temps de montrer que je n’allais pas « choker », chose qui est un peu ma spécialité.

Avant même d’avoir reçu le traitement, j’en avais parlé autour de moi et, sérieux, je crois que ça divise autant que la religion.

J’ai eu toutes les opinions possibles et inimaginables. Ça allait de : « ben oui, moi je l’ai fait, y a rien de mal à faire des petits changements » à « jamais je ferais ça, faut vraiment être superficiel pour pas s’accepter comme on est ».

Il y a de mes chums qui sont partis à rire, d’autres qui ont confessé qu’ils y pensaient aussi et, le plus surprenant, c’est que les opinions négatives ou les jugements les plus sévères sont venus de mes amies de filles, je dirais même que, avec le Botox, certaines personnes ont changé leur perception de qui je suis.

Curiosité

Est-ce que je l’ai fait pour faire jaser ? Évidemment, vous me connaissez assez. Mais je confesse aussi que j’étais curieux et que, oui, ça m’a poussé à me regarder dans le miroir dans tous les sens. Moi-même, je me suis trouvé divisé.

Comme tout le monde, j’ai des imperfections et des signes de vieillissement qui me déplaisent. Mais j’avoue que le Botox, ça vient toucher à mon authenticité.

Oui, je suis de ceux qui ont toujours dit que c’est important de s’accepter comme on est. C’est pour ça que j’ai refusé l’offre d’une clinique de greffe de cheveux il y a quelques années. Je suis chauve, that’s it ! Même chose lorsqu’on m’a offert de remplir l’espace que j’ai entre les dents, qui est mon seul complexe et encore là, j’ai refusé de le faire.

D’un autre côté, pourquoi est-ce que la simple transformation de quelques imperfections est jugée aussi sévèrement ? Après tout, on va au gym pour perdre du poids et pour changer notre apparence.

Lorsque j’ai accepté de me prêter à l’exercice du Botox, la première chose que j’ai faite, c’est bien sûr d’étudier ma face question de choisir ce que j’allais traiter. C’est quelque chose qui peut être dangereux lorsqu’on est excessif comme moi.

J’ai vite compris comment on peut perdre le contrôle.

Cibles multiples

Ma première cible : les cernes que j’ai sous les yeux depuis des années. C’est frustrant d’être en forme et de toujours avoir l’air fatigué. J’ai ensuite tourné mon attention sur la fameuse ride du lion qui me donne l’impression d’être tout le temps en tab& ? % $#.

Deux secondes plus tard, j’étais à compter le nombre de rides que j’avais dans le front et j’ai continué le

World Tour de ma face en passant par les rides près de mes oreilles et j’ai remarqué que j’ai comme une marque au menton qui s’accentue à chaque marathon ou triathlon que je fais... j’ai toujours pas trouvé le lien.

C’est là que mes pattes-d’oie sont intervenues et m’ont fait réaliser quelque chose : toutes ces rides racontent une histoire, ton histoire. Du coup, ça m’a calmé. Je veux garder mon livre d’histoire facial.

Finalement, j’ai fait des petits travaux, deux simples détails qui me fatiguent depuis un certain temps et que je n’ai même pas nommés dans ma grande énumération. Je garde le tout secret.

En attendant, je vous laisse continuer le débat.