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Sainte-Marthe-sur-le-Lac: personne ne l’avait vu venir

Sainte-Marthe-sur-le-Lac avait été épargnée en bonne partie par les inondations en 2017

Mathieu McKen a fait des allers-retours jusqu’à sa maison.
Photo Agence QMI, Mario Beauregard Mathieu McKen a fait des allers-retours jusqu’à sa maison.

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Les citoyens rencontrés ont été pris par surprise par l’inondation soudaine du tiers de la ville de Sainte-Marthe-sur-le-Lac, d’autant plus que la municipalité avait été largement épargnée par les inondations historiques de 2017.

« J’habite ici depuis que j’ai 5 ans et je n’ai jamais vu ça de ma vie », a témoigné Mathieu Macken, un résident rencontré au bout de la 22e avenue alors qu’il tentait de retourner chercher des biens dans sa maison inondée.

Un autre résident de la 26e avenue, Richard Chevalier, était venu quérir des effets personnels avec son petit-fils dans sa maison située tout juste à la limite de l’eau.

« Je suis parti hier soir. En revenant ce matin, je n’aurais pas pu me douter que l’eau aurait autant monté », a-t-il expliqué.

Robert Pépin craint que sa demeure soit une perte totale.
Photo Stéphane Sinclair
Robert Pépin craint que sa demeure soit une perte totale.

Même la mairesse de la municipalité semblait surprise par l’état d’urgence, comme elle l’a mentionné après avoir rencontré les services d’urgence.

« Nous n’avions aucune crainte avant que ça arrive », a déclaré Sonia Paulus.

Des documents produits par la Communauté métropolitaine de Montréal après les inondations records de 2017 montrent qu’à peine quelques bâtiments avaient alors été affectés par la crue des eaux.

L’eau a monté si vite que des résidents ont dû retourner chez eux hier pour récupérer leurs animaux de compagnie.
Photo Stéphane Sinclair
L’eau a monté si vite que des résidents ont dû retourner chez eux hier pour récupérer leurs animaux de compagnie.

Plus de barrière

Peu avant 19 h, samedi, Stéphane Breton était en train de vérifier la digue près de la 19e Avenue. En retournant vers la 23e Avenue, un autre citoyen l’a averti que la barrière naturelle avait lâché.

« On a vu une vague s’en venir entre la 20e et la 22e, assez rapidement au sol, a-t-il raconté en entrevue dimanche après-midi. J’ai averti mon enfant de faire sa valise. J’ai juste eu le temps d’aller chercher ma voiture et revenir chercher mes choses et il y avait déjà 18 pouces d’eau. »

Il maintient que jusqu’à samedi, il n’y avait aucun indice que la digue céderait. M. Breton se sentait d’ailleurs dans une relative sécurité dans le quartier. Il note que la digue n’a pas la même hauteur partout.

Hauteur variable

Dans certains secteurs, les eaux du lac des Deux Montagnes arrivaient à 20 pouces sous le haut de la digue, mais dans d’autres, avec les vagues, l’eau s’élevait à la même hauteur que le sommet du rempart.

« Ç’a été comme une vague de panique. On ne s’attendait pas à ça. On a entendu des sirènes partout, alors je suis sorti dehors et je voyais tout le monde courir », a lancé Robert Pépin, un autre résident évacué de la 26e avenue.

– Avec TVA Nouvelles