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Des semaines les pieds dans l’eau

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Il est encore trop tôt pour dire que le pire des inondations est derrière nous, selon les experts.

L’eau des crues pourrait prendre plusieurs jours, voire plusieurs semaines avant de se retirer. De nouveaux débordements pourraient même survenir.

Photo Simon Clark

« On n’est pas sortis du bois », résume Philippe Gachon, professeur de géographie à l’UQAM, qui emploie maintenant le mot « déluge » pour parler des crues extrêmes de cette année.

Jusqu’à un mois encore

Des sinistrés pourraient rester en crue pendant trois à quatre semaines, estime François Brissette, professeur de génie à l’École de technologie supérieure.

Lors des inondations sur la rivière Richelieu en 2011, l’eau avait mis plus de deux mois avant de se retirer, rappelle-t-il.

Tout dépendra de la pluie qui tombera dans les prochains jours, explique Éric Houde, porte-parole de la Sécurité civile.

« Les niveaux sont encore très hauts. La situation est donc sous haute surveillance », dit-il.

Les régions de l’Outaouais et la grande région de Montréal devraient recevoir de 15 à 20 mm de pluie à partir de mercredi, estime André Cantin d’Environnement Canada.

« La décrue des eaux un peu partout au Québec va être très lente, alors je veux tout de suite préparer les gens à s’armer de patience », a signalé la ministre de la Sécurité publique Geneviève Guilbault lundi.

À Montréal, la déclaration d’état d’urgence a été prolongée jusqu’à jeudi.

La Ville estime qu’il est trop tôt pour se prononcer sur un retour à la normale.

Il est même possible que des zones qui n’ont pas encore été inondées le soient dans les prochaines semaines, comme la rivière Malbaie dans Charlevoix, illustre Philippe Gachon.

Dans bon nombre de secteurs au nord, la neige n’a pas commencé à fondre, souligne. M. Gachon.

– Avec Marc-André Gagnon, Bureau parlementaire