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Les conditions gagnantes pour migrer en Floride

Les conditions gagnantes pour migrer en Floride
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L’arrivée de l’été est le meilleur moment pour se préparer au prochain hiver. Si vous envisagez de faire comme ces milliers de snowbirds qui, l’hiver venu, migrent vers les rayons de la Floride, voici cinq considérations avant d’y élire domicile.

1. Louer ou acheter ?

Les réponses à cette question varieront selon votre situation. La location peut être une bonne option au début, si votre retraite est encore loin et que vous souhaitez voir si vous vous plaisez dans tel ou tel quartier. À plus long terme, l’achat peut se révéler financièrement intéressant, surtout si vous envisagez d’en faire la location lorsque vous n’occupez pas les lieux.

2. Surveillez le taux de change

Pour nous, Québécois, les prix de l’immobilier de la Floride sont sujets aux aléas du dollar canadien. Ainsi, pour un logement de 200 000 $ US, il en coûtera, au moment d’écrire ces lignes, 268 721 $ CAN. La revente éventuelle de votre immeuble pourrait s’en faire sentir, surtout si l’on considère que les deux devises étaient à parité au tournant de l’année 2010-2011.

3. Informez-vous des règles d’acquisition

En plus de vous informer des règles immobilières particulières à cet État, il pourrait être sage de faire affaire avec un courtier immobilier professionnel sur place, qui est au fait des subtilités.

Par exemple, en Floride, contrairement à la réglementation québécoise, il n’y a pas de droit de mutation, aussi appelée « taxe de bienvenue ». Par contre, une taxe similaire doit être payée à la revente de votre propriété, ce qu’il faudra prévoir afin d’éviter les mauvaises surprises.

4. Contractez les bonnes assurances

Aux États-Unis, la loi n’exige pas de souscrire à une assurance habitation. Mais une telle négligence est une mauvaise idée, surtout en cas d’ouragan. Toutefois, la plupart des contrats d’habitation excluent la couverture pour les ouragans. Pour y avoir droit, il faut opter pour une protection supplémentaire. Et dans certaines zones à risque, seule une poignée d’assureurs offrent ce genre de protection, le tout à grands frais, et sujette à diverses conditions.

5. Considérez les règles particulières à l’impôt

Si, en votre absence, vous louez votre logement et que vous encaissez un revenu, vous devrez produire deux (ou plutôt trois) déclarations de revenus : celles pour l’impôt provincial (Québec) et fédéral (Canada), et une troisième aux États-Unis.

Cela ne veut pas dire que vous serez imposé en double, seulement que les revenus gagnés aux États-Unis seront imposés par le fisc américain. Aussi, à la vente de votre immeuble, vous paierez votre gain en capital aux États-Unis, et ensuite au Canada.

Conseils

  • Si vous envisagez d’acheter une propriété, il est important de faire inspecter le bâtiment. Dans le cas d’une copropriété, il faudra scruter les états financiers de l’immeuble.
  • Ce ne sont pas toutes les copropriétés qui permettent de faire de la location à court terme. Si c’est votre intention, il sera important de vérifier si c’est permis en consultant la déclaration de copropriété avant d’acheter.
  • Étant donné les aléas du taux de change, il sera difficile de faire rapidement un profit à la revente. Il vaudra mieux acheter avec une perspective de revente sur le long terme, tout en louant en votre absence.
  • Si vous achetez un logement, n’oubliez pas de tenir compte des différentes dépenses afférentes. (Frais de copropriété, taxes municipales, services, assurances, etc.).