/news/green
Navigation

Sainte-Marthe-sur-le-Lac: «Tu ne retournes plus là! On ne te voyait plus!»

Coup d'oeil sur cet article

SAINTE-MARTHE-SUR-LE-LAC | Les sinistrés de Sainte-Marthe-sur-le-Lac auront fort à faire dans les prochaines semaines pour remettre leur propriété en ordre, mais aussi pour panser leurs plaies.  

La petite municipalité des Laurentides a été surprise, samedi soir, par la rupture d’une digue la protégeant des eaux du lac des Deux Montagnes. Beaucoup de ses résidents ont eu quelques minutes à peine pour fuir la montée des flots.     

C’est le cas d’Alain Bouthillier, un sinistré rencontré par TVA Nouvelles, qui a raconté avec beaucoup d’émotion le moment précis où il a dû quitter sa demeure.     

«Ça bouillonnait, ça sortait, ça montait tranquillement», a-t-il décrit, décidant alors de rentrer à la maison avec son camion. «Quand je suis ressorti de là, j’ai dit: oh, il est temps qu’on sorte d’ici! Là, j’ai eu peur», lance-t-il, la gorge aussitôt nouée par l’émotion. 

«Tu sais, l’eau est haute... Ça montait presque sur le “hood”. Je suis en 4X4, je suis quand même haut, là. Je m’enlignais avec les chars de police et un policier m’a dit: tu ne retournes plus là. On perdait tes phares! On ne te voyait plus!»     

Lundi matin, la communauté était toujours sous le choc, plusieurs résidents tentant avec angoisse d’apercevoir leur maison à distance, d’évaluer le niveau de l’eau autour.      

  • Nadine Cabana, résidente de Sainte-Marthe-sur-le-Lac, était l’invitée de Mario Dumont sur QUB radio:    

«On n’était pas inquiets!»   

Avant samedi soir, les habitants de Sainte-Marthe-sur-le-Lac se sentaient en sécurité. Jusqu’à ce que la digue cède.     

«On n’était pas inquiets!» a déclaré Daniel Barbe, un autre sinistré rencontré sur place. «En 2017, j’avais pris le temps de mettre des poches de sable parce que ça devenait critique, mais là, je n’ai pas eu le temps de rien faire quand ça a cédé.»     

L’homme, une des nombreuses victimes des inondations, n’a «jamais vu ça monter vite de même». Lui qui vit là depuis sa plus tendre enfance avait connu des crues impressionnantes avant l’installation de la digue.     

«Avec la digue, je me suis dit: là, on est corrects. Oui, on a les changements climatiques, oui, l’eau monte plus, il va y avoir des ajustements, mais avec la digue, tout le monde se sentait en sécurité», a poursuivi celui qui, comme tant d’autres, n’avait rien vu venir.