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C’est quoi l’histoire avec les Alouettes?

Valérie Plante et Stephen Bronfman
Photo d'archives, Pierre-Paul Poulin

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Stephen Bronfman n’a pas changé d’idée. Le 15 mars dernier, il m’avait dit ne pas être intéressé à se porter acquéreur des Alouettes. Hier, il a nié une rumeur véhiculée sur Twitter par le site 3DownNation selon laquelle la Ligue canadienne de football était favorable à l’idée de vendre les Alouettes à un groupe d’investisseurs impliquant M. Bronfman.  

Quelqu’un savait-il que les Alouettes étaient devenus la propriété de la LCF?  

C’était formulé ainsi, en tout cas.  

M. Bronfman a été inondé d’appels et de messages l’interrogeant quant à la véracité de cette soi-disant nouvelle. Il a affirmé n’être aucunement impliqué dans un processus ayant pour but d’acheter les Alouettes.  

Qui alors?  

Jusqu’à nouvel ordre, l’équipe demeure la propriété de la famille Wetenhall à moins de trois semaines de l’ouverture du camp d’entraînement.  

L’ancien joueur des Alouettes, Éric Lapointe, et l’homme d’affaires Clifford Starke, qui a grandi à Montréal mais qui n’y vit plus depuis nombre d’années, ont affiché publiquement leur intérêt.  

Mais, bizarrement, rien ne bouge.  

Du côté de la direction, c’est motus et bouche cousue.  

Le dossier est en suspens au moment où les joueurs de la LCF viennent de prendre un vote de grève devant la lenteur des négociations pour le renouvellement de la convention collective.  

Doit-on faire un lien entre les deux histoires? Est-ce qu’un conflit de travail se profile à l’horizon? Le début de la saison pourrait-il être retardé? Y’aura-t-il une saison?  

L’ouverture du camp d’entraînement des Alouettes est prévue pour le 20 mai. Un premier match préparatoire aura lieu 10 jours plus tard à Toronto. Un deuxième opposera les Alouettes au Rouge et Noir d’Ottawa, le 6 juin, au stade Percival-Molson.  

La saison régulière prendra son envol le 14 juin à Edmonton.  

Bravo l’Impact!  

Des félicitations sont de mises à l’endroit de l’Impact. La troupe de Rémi Garde aurait pu bousiller sa saison en disputant huit de ses 10 premiers matchs à l’étranger. Elle aurait pu mal réagir aussi à sa défaite de 7 à 1 subie à son quatrième match à Kansas City.  

C’est sans compter la perte d’Ignacio Piatti, indisponible lors des sept dernières rencontres en raison d’une blessure. Cette formation a visiblement une belle force de caractère.  

Sa présence au deuxième rang de la division Est de la MLS est le fruit de ses efforts. Il ne reste plus qu’à souhaiter que l’Impact continue sur sa lancée.  

Ça fait du bien de voir une équipe montréalaise dans le haut du classement.  

Le jeune Vladdy sait se faire aimer  

Les débuts du fils de Vladimir Guerrero avec les Blue Jays de Toronto ont été ressentis jusqu’à Montréal.  

Le jeune homme parle peu anglais, mais il a le tour de se faire aimer. Le fait qu’il se soit présenté au Rogers Centre vêtu d’une chemise des Expos identifiée à son père a peut-être fait tiquer la direction de l’équipe et certains partisans des Blue Jays.  

Mais c’en était un vibrant hommage à son père et un beau clin d’œil à Montréal, où il a passé une bonne partie des cinq premières années de sa vie.  

On peut voir d’ailleurs sur le site du réseau Sportsnet un excellent reportage d’une trentaine de minutes sur lui et son paternel. On y voit notamment le jeune Vladimir voyager dans le métro de Montréal.  

Le baseball majeur a pour sa part mis en ligne un cliché où on le voit avec une fillette dans ses bras pour les frais d’une photo prise pour des partisans avant un match en fin de semaine dernière.  

Il a tout pour devenir une grande figure du baseball majeur. Le talent et la personnalité.  

Gagnants dans un stade vide  

Même s’ils occupent le premier rang de la division Est de la Ligue américaine, les Rays de Tampa Bay n’attirent pas plus de spectateurs au Tropicana Field.  

En fait, ils présentent une moyenne légèrement inférieure à l’an dernier.  

Après 16 matchs à domicile, ils montrent une moyenne de 14 008 personnes par rencontre, ce qui les place en avant-dernière place chez les 30 équipes du baseball majeur.  

Les minables Marlins de Miami viennent au dernier rang avec une moyenne de 9 951 spectateurs après 16 rencontres.  

Ce n’est rien de nouveau pour les deux équipes floridiennes. L’an dernier, les Rays ont joué devant une moyenne de 14 258 spectateurs comparativement à 10 013 pour les Marlins.  

Morale de l’histoire : la Floride, c’est bon pour la Ligue des pamplemousses.  

Vlasic veut des excuses!  

Marc-Édouard Vlasic n’en perd pas une!  

Lorsque la Ligue nationale de hockey a présenté des excuses aux Golden Knights de Vegas pour les pénalités majeure et d’extrême inconduite imposées à Cody Eakin la semaine dernière, le défenseur des Sharks de San Jose avait réagi en disant que la LNH ne pouvait quand même pas excuser les Knights d’avoir accordé quatre buts durant cette infériorité numérique de cinq minutes.  

Vlasic en a remis après la défaite des siens dans le deuxième match de la série les opposant à l’Avalanche du Colorado.  

Lors d’un jeu qui avait tout l’air d’un dégagement non permis, les juges de lignes ont permis que le jeu se poursuive.  

Mikka Rantanen a saisi une rondelle lancée dans le fond du territoire des Sharks par son coéquipier Nikita Zadorov, sous les yeux de Vlasic, pour la remettre devant le filet à Gabriel Landeskog. Martin Jones a fait l’arrêt avant d’être déjoué sur le retour par Tyson Barrie.  

Ce but a permis à l’Avalanche de prendre les devants 2 à 1.  

Interrogé après le match s’il partageait la décision des juges de ligne, Vlasic a répondu avec sarcasme :  

«Absolument!»

 - Ah ! oui, de redemander un journaliste.  

 «Absolument! a répété Vlasic.

«J’attends des excuses de la ligue demain.»  

Pense pas que les dirigeants de la LNH ont aimé ça.