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Kathleen Weil nie avoir été mêlée à des contributions illégales de SNC-Lavalin

Kathleen Weil
Photo d'archives, Simon Clark Kathleen Weil

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QUÉBEC et OTTAWA | L’ex-ministre Kathleen Weil nie avoir servi de prête-nom à SNC-Lavalin afin que la firme d’ingénierie fasse des contributions illégales au Parti libéral du Canada (PLC).

«Tous les dons que j’ai faits à des partis politiques, je les ai faits par conviction [...] sans promesse de remboursement [et] sans remboursement», a-t-elle réagi aujourd'hui dans les couloirs de l’Assemblée nationale.

Les émissions d’enquête du réseau CBC/Radio-Canada ont révélé que le nom de Mme Weil apparaît dans une liste où figurent ceux de plusieurs cadres du géant québécois de l’ingénierie et de certaines de leurs conjointes qui auraient pris part à un stratagème de contributions politiques illégales.

Ces 18 ex-employés de SNC-Lavalin et quelques-unes de leurs épouses auraient versé, entre 2004 et 2009, près de 110 000 $ en dons au PLC pour ensuite obtenir un remboursement de l’entreprise, une pratique illégale.

Kathleen Weil est l’épouse de Michael Novak, qui a été vice-président exécutif de SNC-Lavalin et président du conseil d’administration de SNC-Lavalin International.

Les prête-noms ont été identifiés par le commissaire aux élections fédérales, Yves Côté, après qu’il eut fait enquête sur ce stratagème.

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Mme Weil, députée de Notre-Dame-de-Grâce et ex-ministre québécoise de la Justice, s’est dite «choquée» par les reportages de CBC et Radio-Canada.

«Jamais le commissaire ne m’a appelée pour vérifier les faits. Jamais il ne m’a rencontrée pour valider. J’ai toujours fait mes dons de bonne foi, j’ai une réputation d’être très éthique», a-t-elle dit.

Le premier ministre fédéral, Justin Trudeau, a de son côté assuré que le recours aux prête-noms pour toucher des contributions politiques est chose du passé au sein de son parti.

«La réalité, c’est que c’est un enjeu qui remonte à plus de 10 ans [...] C’était bien avant que nous arrivions pour faire des changements importants à la façon dont la collecte de fonds se fait pour les partis fédéraux », a-t-il fait valoir.

À l’issue de l’enquête de M. Côté, aucune accusation n’a été portée dans ce dossier contre SNC-Lavalin. Seul l’ancien vice-président de la firme, Normand Morin, a été accusé et a dû payer une amende de 2000 $, toujours selon les informations rapportées par Radio-Canada.

Pour le reste, SNC-Lavalin a pu clore l’affaire en concluant une entente de transaction sans pénalité.

Le commissaire aux élections fédérales a refusé la demande d’entrevue de l’Agence QMI, son bureau soutenant qu’il n’est pas en droit de divulguer des renseignements liés à ses enquêtes.