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Québec-Lévis: le GIRAM propose un tunnel pour le transport en commun

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Photo d'archives, Daniel Mallard

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Le GIRAM se prononce contre un troisième lien routier à l’extrémité est du territoire et propose plutôt un tunnel reliant les centres-villes de Québec et de Lévis et qui serait exclusivement réservé au transport collectif.

Le Groupe d’initiatives et de recherches appliquées au milieu (GIRAM) estime que le projet actuel ne réglera pas les problèmes de congestion et favorisera l’étalement urbain, a énoncé le vice-président du GIRAM, Gaston Cadrin.

Vive-président du GIRAM, Gaston Cadrin
Photo Jean-François Desgagnés
Vive-président du GIRAM, Gaston Cadrin

« Il y a une forme d’improvisation et de précipitation dans ce dossier », a lancé M. Cadrin. « C’est une vision du siècle dernier. »

Au lieu de cette solution, le GIRAM propose qu’on creuse un tunnel entre les deux centres-villes de Québec et de Lévis. Celui-ci serait exclusivement réservé au transport en commun. Il servirait à l’interconnexion des deux rives et raccorderait Lévis au réseau structurant de Québec.

Le tout prendrait sa source près de l’autoroute 20 à la hauteur du boulevard Alphonse-Desjardins et aboutirait dans le secteur du pôle Saint-Roch.

Le vice-président du GIRAM convient que son groupe n’est pas composé d’ingénieurs et n’a pas étudié la faisabilité technique de sa proposition. « Mais ils ont 325 millions $ pour des études ! Ça vaut la peine de l’étudier. »

Faisable pour 2 milliards $

Le GIRAM estime que sa proposition serait faisable pour 2 milliards $, soit la moitié du montant calculé par le professeur Bruno Massicotte, qui a étudié la solution d’un tunnel à l’est.

Vice-président du GIRAM, Gaston Cadrin
Photo Jean-François Desgagnés
Vice-président du GIRAM, Gaston Cadrin

« Il y aura du transport en commun sur le troisième lien. Donc on aura accès à une certaine forme de fluidité », a soutenu le ministre des Transports, François Bonnardel, qui a cependant rejeté l’idée que la future infrastructure puisse accueillir exclusivement des wagons de tramway.

Il y a un consensus dans la population pour que le transport routier puisse aussi y circuler, a-t-il souligné. « C’est impensable de faire un troisième lien sans transport collectif. »

Territoire lévisien

Le GIRAM suggère par ailleurs de commencer par amener le tramway de Québec jusqu’au Carrefour Saint-Romuald en empruntant le pont de Québec.

Dans une deuxième phase, d’ici 2040, la ligne de tramway pourrait s’élancer sur 18 km dans un axe est-ouest sur le territoire lévisien, entre le cégep de Lévis-Lauzon et le Carrefour Saint-Romuald. Pour la ligne est-ouest qui permettrait de connecter le tramway au futur tunnel, le coût estimé par le GIRAM est de plus de 1 milliard $.