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Trump et Legault : pour l’économie et l’environnement

Trump et Legault : pour l’économie et l’environnement
Photo d'archives, AFP

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Quelle bande d’hypocrites 

Au moins, Donald Trump est moins hypocrite que certains. Il priorise l’économie, l’armée et les riches. Il ne s’en cache même pas. Le reste étant de la foutaise pour lui. Il ne croit pas du tout au réchauffement de la planète et est un adepte de la théorie économique du ruissellement par laquelle plus on donne d’argent aux nantis ou de l’avoine au cheval, plus il va tomber des graines au sol pour les petits moineaux que nous nous sommes.  

Tant qu’à François Legault, Justin Trudeau, Jason Kenney, Philippe Couillard, Andrew Scheer et Jean Charest, ils pensent exactement la même chose que Donald Trump, mais ils ne veulent pas le dire et l’admettre. Des visages à deux faces qui feignent, pour appâter les innocents, se porter énergiquement à la défense de l’environnement appuyés qu’ils sont par la milice patronale et leurs universitaires et écologistes de service comme Steven Guilbault et Pierre-Olivier Pineau, qui a une belle grosse chaire universitaire aux HEC, financée par les pétrolières.  

Il y en a tellement à dire sur ces croisés qui sont toujours en mission. Il faut essayer, malgré tout, même si ce n’est pas facile, de prendre du recul face à leurs inerties criminelles afin de sauver la planète en limitant, un tant soit peu, la cupidité infinie de la secte supérieure dans le but de léguer une terre vivable pour les générations futures. Le patronat et ses serviteurs font tout un plat avec la dette publique des gouvernements, mais ils passent sous silence et ne s’offusquent nullement de la dette écologique.  

Trump a peut-être raison? 

Oui, Donald Trump croit que la pollution atmosphérique est une histoire inventée par les socialistes pour faire peur au monde, surtout aux enfants, et ainsi permettre aux communistes de prendre le pouvoir : « Trump ne croit pas au changement climatique » (Le Journal de Montréal, 25 septembre 2015). Et encore récemment, suite à certaines périodes froides du mois de janvier 2019, Donald a récidivé : « Trump ironise face au froid polaire : réchauffement climatique, reviens! » (L’Obs, 30 janvier 2019). Toujours le mot pour rire. 

Il y a aussi Don Cherry 

Faites bien attention avant de lapider Donald, car il n’est pas du tout le seul à nier l’évidence scientifique. Il y a d’autres personnes très importantes qui pensent comme lui. De ce fait, le doute s’installe dans la tête de certains. Par personne de grande notoriété, commençons par ce « king » : « Don Cherry tourne en dérision ceux qui croient aux changements climatiques » (Le Journal de Montréal, 4 février 2018). Si Don le dit, c’est que ça doit être vrai, Ses connaissances à cet effet sont grandioses, pour ne pas dire illimitées. « Sky is the limit for Don » que dit le poète anglais. Voulez-vous bien me dire ce que fait ce bouffon narcissique à la télévision d’État CBC? Ainsi, on nous demande de payer, par le biais de nos impôts, pour ces conneries télévisuelles.  

Puis, il y a Maxime « Joe Louis » Bernier 

Il y a un autre scientifique qui pense comme les deux premiers négationnistes. Soyons fiers de nous, car il est Québécois et origine de la Beauce, ce coin de pays qui vote toujours conservateur et qui a appuyé jusqu’à la fin le Crédit social de Réal Caouette et de Camil Samson et de Fabien Roy : « Maxime Bernier met en doute le réchauffement climatique » (Le Devoir, 16 mars 2010). Toujours un modèle de retenue ce cher Maxime, car il ne fait seulement que remettre en doute le mal, peut-être imaginaire, du réchauffement.  

Il y avait aussi cet admirateur de la reine d’Angleterre 

Stephen Harper, qui fut très longtemps premier ministre conservateur du Canada, souffrait peut-être d’un mélange de paranoïa, se sentait toujours menacé : « Harper a qualifié Kyoto (le protocole visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre) de complot socialiste » (La Presse, 31 janvier 2007). Stephen Harper, comme Donald Trump, voyait des socialistes et des communistes partout. Il en faisait une maladie. Même que pour les conservateurs, il fallait émettre plus de GES (gaz à effet de serre) : « Un plafond de GES serait “dangereux” selon Baird (alors ministre de l’Environnement) » (Le Devoir, 6 avril 2011). Est-ce que ça se peut être aussi bouché? 

Stephen Harper et ses ministres ne déliraient pas seulement sur la présence du trop grand nombre de communistes au pays, mais aussi sur ces diaboliques écologistes : « Haro sur les extrémistes écolos. Vic Toews (ministre conservateur) craint le terrorisme de groupes environnementaux » (Le Devoir, 11 février 2012). Les écolos, comme Greenpeace et le poète Richard Desjardins, c’est de même nature que les islamistes djihadistes selon les conservateurs et Stephen Harper. Ce sont des terroristes et des extrémistes sauf peut-être l’écologiste passe-partout Steven Guilbeault qui est du genre mi-figue/mi-raisin et qui travaille fort pour le privé afin de ramener les compagnies sur le droit chemin et de les convertir. Oui, les écologistes enragés sont une menace à la sécurité nationale du pays que disaient Stephen Harper et ses activistes : « Les écologistes classés parmi les menaces à surveiller par Ottawa » (La Presse, 10 février 2012). Il ne faut pas seulement les surveiller, mais les emprisonner.  

Et ceux qui osaient contrarier Stephen Harper en continuant à colporter le réchauffement climatique, voilà qu’il les traitait simplement de menteurs. Ça fait qu’il traitait beaucoup de monde de menteurs : « Réchauffement climatique. Stephen Harper accuse les autres pays de mentir » (Le Journal de Montréal, 10 juin 2014). Stephen Harper et ses ouailles n’ont jamais menti au peuple, eux... 

Le nouvel ami des gouvernements canadien et américain 

Il y a aussi le nouveau président brésilien d’extrême droite, Jair Bolsonaro, qui pense lui aussi que la pollution est seulement une vue de l’esprit de gens malveillants, mal informés et qui sont contre le progrès : « Déforestation. Le nouveau président du Brésil à l’assaut de l’Amazonie » (Le Devoir, 3 janvier 2019). Et à cet effet, il a nommé ministre de l’Agriculture (Tereza Cristina da Casta) une dame soutenue par la grosse industrie agricole et qui est partisane du recours aux pesticides et comme ministre de l’Environnement (Ricardo Salles) un gars pas très porté sur la chose environnementale : « L’ignorance critiquée en Amazonie. Le nouveau ministre de l’Environnement du Brésil ne connaît pas un des plus grands défenseurs (Chico Mendes) de la région (Amazonie) » (Le Devoir, 29 février 2019). Extrême droite ou pas : « Trump et Bolsonaro affichent leur complicité à la Maison-Blanche » (TVA Nouvelles, 19 mars 2019). Comme Harper, ce sont les communistes qui font damner Donald Trump comme Nicolas Maduro au Venezuela, Daniel Ortega au Nicaragua et Miguel Diaz-Canel à Cuba. Trois pays que Trump qualifie de troïka de la tyrannie comme Bush junior parlait de l’axe du mal en se référant à l’Iran, la Lybie et l’Irak. Mais pour les USA, l’Arabie saoudite, Israël, l’Égypte, la Colombie, le Koweït, l’Ukraine, etc. sont des modèles de démocratie et des axes de liberté et respect des droits humains.  

Toujours à propos de Trump 

« La Maison-Blanche publie un rapport qui admet la réalité du réchauffement climatique » (Le Devoir, 4 novembre 2017). Malgré ce rapport scientifique, son idée est faite, définitive et irrévocable : « Trump refuse de croire le rapport sur le climat. Le président ne croit pas l’étude commandée par son administration » (Le Journal de Montréal, 27 novembre 2018). 

Vous vous rappelez de l’émission à la télévision intitulée « Papa a toujours raison »? Donald Trump est aussi dans cette catégorie. En tout cas, c’est lui-même qui l’a dit : « J’ai tendance à avoir raison » (Le Journal de Montréal, 24 mars 2017). Alors, amenez-en des milliers de preuves scientifiques et des millions de personnes qui pensent autrement, il faut malheureusement se rendre à l’évidence : c’est Donald Trump qui a raison. 

Et aussi à la CAQ 

Il y a aussi le député caquiste du Lac-Saint-Jean, Éric Girard, qui a, durant la campagne électorale, laissé planer un doute au sujet des changements climatiques (« Des incertitudes sur le climat », le Journal de Montréal, 21 septembre 2018). Quand Legault mentionne sans cesse qu’il faut privilégier l’économie tout en étant respectueux de l’environnement, il fabule. 

Trump cohérent avec lui-même 

« États-Unis. Un climato-négationniste dorénavant chargé de protéger l’environnement » (Le Devoir, 18 février 2017). Et ce nouveau patron de l’Agence de protection de l’environnement des États-Unis, Scott Pruitt, a fait honneur à sa réputation : « Pruitt veut sortir de l’Accord de Paris » (Le Devoir, 15 avril 2017). Ce que fera Donald Trump. À cause de nombreuses malversations commises par Scott Pruitt, Donald Trump a été obligé de le congédier. Pas grave. Pour le remplacer : « Trump confirme un ex-lobbyiste pro-charbon comme ministre de l’Environnement » (Radio-Canada, 9 janvier 2019). Oui, Donald Trump est aussi pro-charbon mais seulement : « Le charbon propre vanté par Trump » (Le Journal de Montréal, 22 août 2018). C’est comme Harper qui avait qualifié « Les sables bitumineux de ressources renouvelables » (Le Devoir, 4 mai 2013).