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Mort d’une fillette à Granby: «Les institutions payées pour protéger la petite, elles n’ont pas fait leur devoir», affirme l’ex-juge Ruffo

Andrée Ruffo
Photo d'archives Agence QMI Andrée Ruffo

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En entrevue à QUB radio aujourd'hui, l’ex-juge Andrée Ruffo a eu de durs mots pour la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) dans le dossier de la fillette décédée à Granby, décriant l’inaction de différents intervenants.   

«Les parents autour de cet enfant-là, ils en ont fait, des signalements. Ils ont demandé de l’aide. Ils ont décrié la situation. Ils ont tout fait ça. Les institutions payées pour protéger la petite, elles n’ont pas fait leur devoir», a-t-elle souligné sans détour en entrevue avec Jonathan Trudeau.    

Selon elle, «quelqu’un devrait être redevable et responsable». La juge à la retraite demande que des poursuites criminelles soient intentées dans cette affaire.    

«Il y a des gens, dans les autorités qui devaient s’occuper de ces enfants-là, qui devraient être poursuivis au criminel. Pour moi, c’est clair, clair, clair. Ce n’est pas un geste où un parent aurait donné une tape et que l’enfant est allé rebondir sur un meuble. Ce n’est pas de ça que l’on parle, on parle de martyre», a-t-elle affirmé, appelant la société à prendre conscience de l’ampleur de la situation.      

ÉCOUTEZ l’entrevue d’Andrée Ruffo à QUB radio:  

Mme Ruffo a également décoché plusieurs flèches à la DPJ concernant sa gestion du dossier, se disant «en colère» et reprochant notamment à l’organisme gouvernemental de ne pas être plus «transparent».  

«C’est ridicule de ne pas vouloir parler, de ne pas être transparent, de ne pas reconnaître. Mais c’est toujours ça, le problème, avec la DPJ. C’est qu’il n’y a personne de redevable. Ils ne sont pas imputables de leurs gestes», a critiqué l’ex-juge.

Dans le même ordre d’idées, elle a suggéré que les employés de la DPJ auraient «peur» de se confier sur ce qui se passe à l’intérieur de l’organisme.

«Il n’y a personne qui dit ce que je vais vous dire. Comment les gens sont médiocres dans des institutions comme ça. Comment les gens ne sont pas capables d’être courageux, de prendre leurs responsabilités. Pour avoir vécu si longtemps dans ce domaine, les gens ont peur, ont peur de parler», a-t-elle indiqué.

Mme Ruffo a conclu en soutenant qu’il fallait collectivement «arrêter d’avoir peur» et «reprendre le courage de dénoncer».

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