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Un test crucial

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Les inondations qui ont frappé le Québec depuis quelques semaines déjà auront des impacts majeurs au long cours, tant sur le plan humain que sur le plan politique.

Évidemment, nous pensons tout d’abord aux sinistrés. Pour des milliers d’entre eux, l’épreuve ne fait que débuter. Car lorsque les autorités, les bénévoles et les caméras auront quitté les lieux, le véritable calvaire s’amorcera.

Il faudra épauler ces gens, les encadrer, ne pas les oublier.

Politique

Puis il y a la politique. À de multiples niveaux. Tout d’abord, avouons que jusqu’à maintenant, le premier ministre et ses troupes ont géré les communications d’une manière assez irréprochable. Pour un jeune gouvernement inexpérimenté, il faut reconnaître qu’ils ont eu les bons réflexes. Communiquer, agir, être présents sans être encombrants. C’est digne de mention.

Mais encore là, au fur et à mesure que l’eau se retirera des quartiers habités, c’est un tout autre problème qui se présentera au gouvernement Legault.

Il devra d’abord s’assurer de traiter adéquatement et avec célérité l’ensemble des dossiers.

Le vrai débat

Puis il ne pourra pas échapper à un débat plus large. À commencer par établir jusqu’à quel point les autorités municipales et provinciales qui se sont succédé ont erré au cours des dernières décennies, notamment en faisant fi des signaux avant-coureurs et du gros bon sens pour privilégier la construction et les juteux comptes de taxes.

Également, il sera impératif de déterminer l’ampleur de la tâche à venir. C’est bien beau de comprendre ce qui s’est passé, mais il faudra se questionner à savoir jusqu’où nous devons aller pour nous prémunir à l’avenir. Relocaliser des pans de villes, mettre à niveau des digues inadéquates et en construire de nouvelles... Déjà, on perçoit que les coûts seront astronomiques pour le contribuable.

Vraiment, on a l’impression que tout cela pourrait teinter le mandat de ce gouvernement. Et François Legault le sait fort bien.