/entertainment/events
Navigation

Au cœur des pow-wow

Une exposition sur les grandes fêtes traditionnelles autochtones à l’Hôtel Château Laurier

Exposition du photographe Stéphane Audet/Sur la route des pow-wo
Photo courtoisie, Stéphane Audet Lors des pow-wow, les traditions se transmettent de génération en génération.

Coup d'oeil sur cet article

Le photographe Stéphane Audet confie avoir vécu l’aventure de sa vie l’été dernier, alors qu’il a fait une incursion au cœur des traditionnels pow-wow autochtones.

Une vingtaine de clichés parmi les quelque 2000 qu’il a pris sont exposés au Foyer des Plaines de l’Hôtel Château Laurier. L’exposition Sur la route des pow-wow y est installée tout l’été jusqu’au 3 septembre.

Chaque danseur confectionne sa régalia seul, en respect des traditions de sa nation.
Photo courtoisie, Stéphane Audet
Chaque danseur confectionne sa régalia seul, en respect des traditions de sa nation.

Il a été mandaté par Tourisme Autochtone Québec pour capter l’essence de ces cérémonies, où les autochtones, vêtus de régalia, font vivre leur héritage culturel avec les chants et les danses traditionnels.

Le photographe a ainsi sillonné les routes du Québec, de Pikogan, près de Val-d’Or, jusqu’à Sept-Îles, en passant par Wendake et Kahnawake. Il s’est immiscé dans huit événements autochtones d’envergure, dont trois pow-wow et trois festivals. « Ç’a été l’aventure de ma vie », a-t-il confié sans hésitation, hier, au lendemain de l’inauguration de l’exposition.

Après avoir voyagé partout dans le monde, Stéphane Audet a ressenti de la culpabilité d’être aussi ignorant au sujet d’une culture qui est si près de lui.

« Je ne connaissais à peu près rien sur les Premières Nations, a-t-il raconté. Je suis passionné d’histoire et d’art, j’ai donc fait beaucoup de recherches avant de partir. J’ai fait des lectures, écouté des documentaires pour en apprendre davantage.

« Ç’a été une révélation, a-t-il poursuivi. Je suis allé au Japon, j’ai habité au Mexique, je connais plein de choses sur d’autres peuples, mais ce n’était pas normal que je ne sache rien sur eux. »

Certaines danses rendent hommage à la nature et au monde animal, comme en témoigne cette photo prise sur une terrasse du Château Frontenac, lors de l’événement « À la rencontre des grands chefs ».
Photo courtoisie, Stéphane Audet
Certaines danses rendent hommage à la nature et au monde animal, comme en témoigne cette photo prise sur une terrasse du Château Frontenac, lors de l’événement « À la rencontre des grands chefs ».

Faire changer les mentalités

C’est ainsi que s’est dessinée la mission de l’exposition : faire changer les mentalités, faire tomber les préjugés et, surtout, éduquer. Il dénonce qu’il y ait encore « trop de racisme » envers les autochtones en 2019.

« Il y a encore beaucoup de travail à faire. Il y a 11 nations au Québec et ce sont des cultures extrêmement riches, complexes. »

Il raconte, au fil de ses photos, les histoires captivantes des gens qui ont croisé son chemin, comme celui d’un Hopi qui a fait 4410 km avec son père et son frère en voiture pour assister au pow-wow de Wendake. « Ça démontre que pour eux, faire vivre la culture, c’est important. »

Si les autochtones sont souvent sérieux sur les photos, c’est pour exprimer leur fierté, confie Stéphane Audet.
Photo courtoisie, Stéphane Audet
Si les autochtones sont souvent sérieux sur les photos, c’est pour exprimer leur fierté, confie Stéphane Audet.

Dans les écoles

Stéphane Audet a des plans pour faire vivre son exposition dans d’autres lieux, après le 3 septembre.

« J’ai envie que ça aille dans les écoles, en centre communautaire, en région. Je veux que ça transforme les gens comme moi ça m’a transformé », a-t-il confié.

Originaire de Shippagan, au Nouveau-Brunswick, Stéphane Audet s’est initié à la photographie il y a une dizaine d’années, après une carrière en développement des affaires. Il vit de son métier depuis trois ans.


 L’exposition se déroule jusqu’au 3 septembre à l’Hôtel Château Laurier.