/news/provincial
Navigation

Permis de chiens à risque à 250 $: des refuges invitent la Ville de Québec à verser l’argent à des OBNL

Permis de chiens à risque à 250 $: des refuges invitent la Ville de Québec à verser l’argent à des OBNL
Photo Adobe Stock

Coup d'oeil sur cet article

Une coalition de refuges recommande à la Ville de Québec de réinvestir l’argent qui sera récolté pour les permis de garde de chiens, dès 2020, dans le bien-être des animaux et dans des OBNL du milieu, afin que la pilule passe mieux au sein du public.  

La Société protectrice des animaux (SPA) de Québec, le Mouvement Chats Errants, le Refuge Caréna ainsi qu’Adoption Lapins Sans Abri ont signé un communiqué conjoint, jeudi, dans lequel ils proposent des pistes de bonification de la nouvelle politique de gestion animalière dévoilée il y a trois semaines par la Ville.

Saluée de façon générale par les refuges, la nouvelle politique fera de la Ville de Québec «un leader» au Québec en la matière, applaudissent-ils. Toutefois, constatent-ils, certaines mesures controversées ne passent pas très bien dans l’opinion publique, comme l’introduction des permis à 250 $/an pour les chiens identifiés «à risque» à la suite d’une évaluation comportementale par un vétérinaire.

«Notre crainte, c’est que cette mesure-là, qui nous semble progressiste et nécessaire, soit perçue comme un désir de taxer davantage les citoyens. Si cet argent-là était clairement étiqueté en disant que les fonds qui viennent des licences retourne à la gestion animalière, ça passerait mieux. Il y a un effort de communication à faire, sinon ça va être perçu très négativement par les citoyens», a observé le président de la SPA de Québec, Félix Tremblay, en entrevue. 

«On ne demande pas un chèque pour nous... On veut juste que ça retourne à la gestion animalière et on demande à la Ville de dire aux gens que ça va servir à traiter les animaux», a nuancé celui qui est à la tête d’un organisme à but non-lucratif.

La Ville agit déjà ainsi, assure-t-on

Patrick Voyer, le conseiller municipal responsable du dossier à la Ville de Québec, rétorque que les revenus provenant des licences de chiens (environ 550 000 $ récoltés en 2018) sont déjà réaffectés à la gestion animalière pour payer le contrat de 1,3 M$/an aux Fidèles Moustachus. 

«On met en place des programmes, il faut les financer et ce sont les permis qui nous permettent de financer les bonifications comme les séances de micropuçage gratuites. L’argent qu’on va chercher des licences et toujours réinvesti en gestion animalière et ça va toujours continuer», a-t-il assuré.

Stérilisation des chats, chiens et lapins

La coalition de refuges propose aussi à la Ville d’étendre l’obligation de stériliser des chats vendus en animaleries aux chiens et aux lapins ainsi qu’à toute personne qui œuvre sur des sites de revente en ligne. «L’obligation pour les animaleries est une excellente idée mais l’absence de contrôle envers des moyens détournés, comme Kijiji, pourrait la rendre inopérante et sans effet», peut-on lire dans le communiqué.

Patrick Voyer répond que la Ville avait déjà l’intention d’obliger la stérilisation des chiens et lapins. Quant à la vente sur le web, il dit n’avoir «aucun contrôle là-dessus» puisque cela relève du provincial. Néanmoins, il invite les gens à dénoncer les abus ou tout comportement délinquant de revendeurs d’animaux via la ligne téléphonique 311. 

La Ville est actuellement en train de rédiger le devis du prochain appel d’offres pour le contrat de gestion animalière qui vient à échéance à la fin de l’année. «L’objectif, c’est que le contrat soit attribué en septembre. Si jamais c’est un autre fournisseur, on veut qu’il ait quelques mois pour se virer de bord», a précisé M. Voyer.