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Protéger les cyclistes, pas juste sur Camillien-Houde

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Cinq ans après le décès de la cycliste Mathilde Blais, fauchée par un poids lourd alors qu’elle roulait sous un viaduc sur la rue Saint-Denis, peu de mesures ont été mises en place pour empêcher les collisions entre les automobilistes, les camionneurs et les cyclistes à travers la ville, déplore Vélo fantôme Montréal.

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Le regroupement, qui installe et entretient des vélos blancs sur les lieux où des cyclistes ont perdu la vie, était heureux de voir que des mesures devraient être mises en place sur la voie Camillien-Houde pour éviter des tragédies comme celle qui y a coûté la vie au jeune Clément Ouimet en 2017.

Mais depuis son décès, le groupe a dû ajouter deux autres bécanes blanches à son triste recensement: une au coin de la rue Saint-Zotique et de la 19e Avenue, en l’honneur de Valérie Bertrand Desrochers, et une à l’intersection de la rue Lajeunesse et du boulevard Crémazie, pour souligner le décès de Clément Bazin.

«Il y a neuf vélos fantômes un peu partout dans la ville, et je pense que sur la majorité de ces lieux, les mêmes collisions, les mêmes problèmes pourraient se reproduire à tout moment», a dit Alain Deschamps, porte-parole pour Vélo fantôme Montréal.

«Le décès de Clément Ouimet s’est passé en pleine campagne électorale, vraiment à un moment où beaucoup d’attention était donnée à cela. Je me demande si on aurait eu de tels résultats si ça ne s’était pas passé dans une période électorale», a-t-il soulevé.

Frisson

Selon M. Deschamps, plusieurs solutions pourraient être appliquées, comme l’installation de bandes cyclables dédiées et bien entretenues dans plus d’endroits.

La Ville pourrait également exiger des poids lourds utilisés par ses contractants qu’ils disposent de mécanismes adéquats pour bien voir dans leurs angles morts, comme Londres, en Angleterre, le fera dès le début de 2020.

«Chaque fois que je passe devant le vélo fantôme de Mathilde [Blais], ça me rend mal à l’aise, et j’ai un petit frisson. Ça pourrait très facilement être moi un jour, parce que les poids lourds ne voient rien et c’est dangereux», a poursuivi M. Deschamps.

«Maintenant, avec Vision Zéro, la Ville a pris l’engagement de repenser les lieux dès que quelqu’un est blessé gravement. C’est bien, mais encore là, je vois mal pourquoi il faut attendre que quelqu’un soit blessé ou meure. Il faudrait plutôt agir en amont et trouver des solutions à des problèmes qui sont connus depuis longtemps», a-t-il résumé.

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