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V’là l’bon vent, v’là Vladimir

Vladimir Guerrero Jr a réussi son entrée avec les Blue Jays.
Photo AFP Vladimir Guerrero Jr a réussi son entrée avec les Blue Jays.

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Rares sont les partisans des Blue Jays, sauf ceux du Québec, et encore, ceux de mon âge, qui se souviennent d’une chanson qui est apparue dans notre folklore au début des années 1900 et qui s’intitule V’là l’bon vent, v’là l’joli vent...

Mais ceux qui la connaissent pourraient bien en changer quelques mots pour que cela donne : V’là Vladimir, v’là Vladimir qui s’amène...

Car on l’attendait impatiemment, ce jeune prodige, fils d’un membre du Temple de la renommée du baseball qui a fait les joies des partisans des Expos et des Angels.

Il faut rendre à César ce qui lui appartient. Et dans ce cas, c’est à Alex Anthopoulos, alors DG des Blue Jays de Toronto, car c’est lui qui s’est rendu en République dominicaine pour voir un adolescent de 16 ans et qui a décidé de lui offrir un montant de près de quatre millions pour qu’il appose sa signature au bas d’un contrat de l’équipe torontoise.

Et Dieu sait qu’il ne s’est pas trompé.

Le jeune Vladimir Guerrero Jr, que plusieurs appellent Vladito en République dominicaine, est né à Montréal le 16 mars 1999 et il marche sur les traces de son père, qui avait été embauché par les Expos le 1er mars 1993.

Vladimir père était un jeune homme grand et élancé à ce moment-là, tandis que le fils est grand et grassouillet. Peut-être un peu trop ! Mais les deux ont un point commun : une force de frappe peu commune.

Les deux ont connu des carrières dans les mineures qui se ressemblent. De l’avis des observateurs, la plus grande différence se situe sur le plan de la discipline au bâton. Le père s’élançait sur tout tir près du marbre, tandis que le fils est plus sélectif.

Calme et patient au bâton

Ce que j’ai retenu de son premier match ?

D’abord son calme. Ayant grandi dans les vestiaires des majeures auprès de son père, il n’était nullement intimidé par l’atmosphère qui régnait au Rogers Centre.

Puis, sa discipline au bâton, alors qu’il a refusé de se compromettre sur des tirs marginaux. On nous avait vanté cette qualité et on ne nous avait pas menti.

Aussi, son sens de l’opportunisme en fin de neuvième manche, alors qu’il a sonné le signal de la poussée décisive avec son double au champ droit.

Enfin, sa réponse dans une entrevue d’après match, lorsqu’on lui a demandé ce qu’il allait retenir de ce premier match dans les majeures. Il a simplement dit : « Que nous avons gagné ».

Comme quoi, à ses yeux, l’équipe passe avant les individus.

Aussi, j’ai bien aimé son clin d’œil aux Expos et à Montréal, alors qu’il s’est présenté au stade portant l’uniforme no 27 des Expos que portait son père lors de son séjour à Montréal.

Donc, la carrière du jeune Guerrero est lancée. Il a obtenu un coup sûr dans chacun de ses trois premiers matchs, mais il est toujours en quête d’un premier point produit et d’un premier circuit.

Vladimir Sr avait obtenu un montant de 2500 $ à la signature de son premier contrat, mais il a accumulé plus de 125 millions $ au cours de sa carrière. Parions que s’il évite les blessures majeures, son fils en amassera davantage avant qu’il n’accroche ses crampons !

Les partisans se font rares

Juste au cas où cela pourrait vous intéresser, les Rays de Tampa Bay, qui sont en tête du classement de la division Est de la Ligue Américaine, occupent le 29e et avant-dernier rang au palmarès des assistances depuis le début de la saison.

En 16 matchs à domicile (dossier de 9-7), les Rays, qui se cherchent toujours un nouveau stade, ont attiré 224 141 spectateurs pour une moyenne de 14 008 personnes par match.

Seuls les Marlins de Miami affichent une assistance moyenne inférieure, avec seulement 9951 spectateurs lors de leurs 16 premières rencontres.

Qu’est-ce qu’on attend pour annoncer le déménagement des Rays à Montréal ?

Joe Morgan, un voleur sans couronne

L’ancien joueur de deuxième but des Reds de Cincinnati et des Astros de Houston Joe Morgan a réussi un total de 689 vols de buts au cours de sa carrière... sans toutefois

dominer dans cette catégorie au cours d’une seule saison.

En deux occasions, soit en 1973 et 1975, il a volé 67 buts, mais il avait été devancé par Lou Brock (70) et Davey Lopes (77).

Morgan a néanmoins participé à 10 matchs des étoiles, en plus de mériter deux fois le titre de joueur le plus utile dans la Ligue Nationale.

Il a été admis au Temple de la renommée en 1990.

La puissance de Lou Brock

La réputation de Lou Brock, l’ancien des Cubs et des Cardinals, comme voleur de buts n’est plus à faire, mais que dire de sa puissance au bâton ?

Le 17 juin 1962, dans l’uniforme des Cubs, Brock affrontait Al Jackson, des Mets, au Polo Grounds de New York. À cette époque, la clôture du champ centre se trouvait à 475 pieds du marbre, et Brock a expédié un tir pour un circuit. On a estimé que la balle avait franchi une distance de 485 pieds !

Brock était alors devenu seulement le troisième frappeur à expédier une balle au-delà de la clôture du champ centre au Polo Grounds.

Ichiro Suzuki refuse un honneur

Le Japonais Ichiro Suzuki a refusé, pour la troisième fois de sa carrière, un prestigieux honneur que voulait lui conférer le gouvernement de son pays.

Ichiro, qui a pris sa retraite avec les Mariners de Seattle, a refusé le People’s Honor Award, remis à des Japonais qui se sont illustrés dans les domaines des sports, de la culture et du divertissement.

Le premier à avoir été ainsi décoré avait été Sadaharu Oh, en 1997.

Ichiro a réussi 3089 coups sûrs dans les ligues majeures, en plus de 1278 au Japon.

Âgé de 45 ans, il sera sûrement le premier Japonais admis au Temple de la renommée.