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Pascal Marchand et sa joie de vivre!

Pascal Marchand et sa joie de vivre!

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De tous les Québécois qui ont choisi de se lancer comme vigneron, Pascal Marchand est sans doute le plus connu. Non sans raison!

Son parcours depuis ses débuts comme vigneron/régisseur au prestigieux Clos des Épeneaux à Pommard en 1985, en passant par le Domaine de la Vougeraie, ses activités de consultant au Chili, en Ontario, en Uruguay et en Californie, avant de se mettre à son compte avec une petite société de négoce, puis de lancer (enfin!) avec le Canadien Moray Tawse sa propre maison (Marchand-Tawse) en 2010, ne cesse d’étonner!

Installé à Nuits-St-Georges, au cœur de la Bourgogne, Pascal Marchand dispose aujourd’hui d’un terrain de jeu d’environ huit hectares de vignes complété par l’achat de raisins sur à peu près la même superficie, le tout sur une trentaine d’appellations. De passage à Montréal à l’occasion de la Paulée de Montréal qui avait lieu le week-end dernier (et pour visiter sa famille qui vit toujours au Québec!), j’en ai profité pour aller casser la croûte avec lui.

Adepte de la biodynamie, tout en refusant d’en faire une religion, il ne s’est jamais senti aussi bien dans son rôle de vigneron. Dorénavant aidé par son fils cadet devenu œnologue, il s’amuse avec beaucoup de sérieux à vinifier pas moins d’une soixantaine de cuvées différentes! Un défi qui lui permet de continuer à affiner le style de ses vins. On est en effet loin des « monstres » de concentration que les « vieux » amateurs de bourgognes ont peut-être eu la chance de connaître alors qu’il vinifiait à Pommard avant le tournant des années 2000. Suivant mes dégustations des dernières années, les vins sont axés sur la finesse, la fraîcheur et l’éclat fruité, sans négliger la concentration et le velouté de bouche. Se sont pour lui des vins avec plus de « buvabilité ». Je me permettrais d’ajouter « plaisir » et « esprit ».

Évidemment, aujourd’hui, qui dit bourgogne, dit « ouvrir » grand son portefeuille. La demande mondiale est devenue tellement forte – surtout en Asie – que les prix sont devenus tout aussi élevés, avec certaines cuvées, notamment les grands crus, maintenant inaccessibles pour le commun des mortels. Qu’à cela ne tienne, notre vigneron national, à la suggestion de la SAQ, propose une cuvée à prix doux, ce qui nous permettra de nous faire une bonne idée de son travail.  

Merci Pascal!

Buvez moins. Buvez mieux.

Du pinot noir qui nous vient de la Côte Chalonnaise et du Mâconnais. 2017 a été un millésime généreux, tant en qualité qu’en quantité. Le vin est vinifié et élevé en cuve inox afin de préserver sa fraîcheur et son éclat fruité. On distingue bien les petites notes de cerise et de framboise. La bouche est juteuse, légèrement veloutée et dotée de tanins souples. L’acidité apporte à l’ensemble une belle énergie. Plus qu’un vin de soif, c’est un vin de copains à boire en toute occasion. Une ode à la joie de vivre.

Joie de Vigne 2017, Marchand-Tawse, Bourgogne, France

25,40 $ - Code SAQ 13551670 – 13 % - 1,4 g/l

★★★ $$ ½

Légende

★ Correct

★★ Bon

★★★ Très bon

★★★★ Excellent

★★★★★ Exceptionnel

Plus d’étoiles que de dollars: vaut largement son prix.

Autant d’étoiles que de dollars: vaut son prix.

Moins d’étoiles que de dollars: le vin est cher.

 

Un peu plus de lecture sur Pascal Marchand ici :

https://www.journaldemontreal.com/2017/05/21/le-vignoble-quebecois-le-plus-connu-de-bourgogne