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Un vent de folie pour Betts

L’ex-ailier défensif du Rouge et Or débarque à Chicago pour le minicamp des recrues des Bears

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Photo Agence QMI, JIM YOUNG Comme les autres recrues des Bears, Mathieu Betts s’est échauffé sur le terrain d’entraînement de Lake Forest, en banlieue de Chicago.

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LAKE FOREST, Illinois | Les 24 dernières heures ont été complètement folles pour Mathieu Betts.

Débarqué dans la Ville des Vents, jeudi, l’ailier défensif du Rouge et Or de l’Université Laval a effectué ses premiers pas dans l’entourage des Bears de Chicago.

Après une première rencontre d’équipe et réunion d’unité, Betts a appris qu’il recevait le prix sportif du lieutenant-gouverneur décerné à l’athlète universitaire par excellence tous sports confondus avant d’assister au souper de bienvenue où quelques grands noms des Bears étaient présents.

Après la réunion d’unité alors qu’il retournait à l’hôtel en autocar, son téléphone explosait et il apprenait que les Eskimos d’Edmonton l’avaient sélectionné au troisième rang du repêchage de la LCF 30 minutes plus tôt. Il a discuté avec l’entraîneur-chef Jason Maas et le directeur général Brock Sunderland avant de participer à une conférence téléphonique avec les médias de Québec. « Ça fait beaucoup de choses en même temps, a reconnu Betts, mais j’y suis allé une chose à la fois. »

Sentiment étrange

Betts aurait aimé vivre la soirée du repêchage avec ses coéquipiers du Rouge et Or, mais il comprenait bien la situation et n’aurait pas changé de place. « C’est un sentiment bizarre de ne pas pouvoir apprécier un tel moment parce que tu as travaillé tellement fort pour être repêché, mais mon objectif pour le moment est d’être le meilleur joueur des Bears possible, a raconté Betts entouré d’un groupe de cinq ou six journalistes. Mon plan est d’être un joueur des Bears le plus longtemps possible. Il y a une grande tradition ici et l’organisation est incomparable. Mon objectif principal est de contribuer à ramener un championnat à Chicago.

« J’ai parlé aux Eskimos et ils sont au courant de ma situation et l’acceptent, de poursuivre Betts. J’aimerais évoluer pour l’organisation des Eskimos, mais je suis actuellement à Chicago et toute mon attention se porte sur les Bears. Aucun joueur au camp n’était au courant que le repêchage de la LCF se déroulait. »

Semé meilleur espoir avant le repêchage selon le Bureau de recrutement de la LCF, Betts a-t-il glissé de deux rangs parce qu’il avait signé un contrat comme agent libre dans la NFL ? « Honnêtement, j’en ai aucune idée, a mentionné le secondeur extérieur de 6 pi 3 po et 250 livres. Ce n’est pas ma décision. J’avais un bon film et les équipes ont fait leurs devoirs. »

AC/DC à l’honneur

La période d’échauffement s’est terminée sous le hit Thunderstruck de AC/DC. Des 84 joueurs présents au minicamp, on retrouve huit botteurs de précision, trois de dégagement et trois spécialistes des longues remises. Les Bears n’ont pas oublié le placement raté de Cody Parkey sur 43 verges dans les séries éliminatoires face aux Eagles de Philadelphie qui a mis fin abruptement à leur saison par une défaite de 16-15.

Les botteurs se sont entraînés sur un terrain adjacent au début et tous bottaient sur une distance de 43 verges.

♦ Ne manquez pas demain les premiers pas de Mathieu Betts au minicamp d’entraînement des recrues des Bears.

Un petit air de déjà-vu

Mathieu Betts n’était pas complètement en terrain inconnu quand il a enfilé l’uniforme des Bears pour la première fois.

« Ça fait du bien de retrouver le bleu et l’orange, a-t-il raconté. L’adaptation n’a pas été difficile. À ma première saison collégiale avec les Spartiates du Vieux Montréal, notre uniforme comportait les mêmes couleurs. » Les Spartiates ont par la suite abandonné ces couleurs.

Un autre élément rattachait Betts au Québec. Il porte le numéro 92 pour le minicamp des recrues, le même que son coéquipier Vincent Desjardins avec le Rouge et Or. Betts et Desjardins ont évolué sur la ligne défensive côte à côte au cours des quatre dernières années et ils sont de très bons amis.

« Ça me fait chaud au cœur, a exprimé le joueur de ligne par excellence au pays au cours des trois dernières années, un exploit jamais réalisé auparavant. Nous en avons parlé, jeudi, Vincent et moi, et il s’agit d’un beau clin d’œil. » À Laval, Betts portait le numéro 9.

Souper d’accueil

Quelques anciennes grosses pointures des Bears étaient présentes, jeudi soir, pour le souper d’accueil des joueurs du minicamp des recrues. Betts a pu faire connaissance avec Israel Idonije, qui a évolué dans les rangs universitaires canadiens avant de se tailler une place dans la NFL.

« C’est un gars très cool, a indiqué Betts au sujet de l’ancien ailier défensif qui est né au Lagos, avant de déménager à Winnipeg à l’âge de quatre ans. On était assis à la même table. On n’a pas parlé de son expérience avec les Bisons, mais je lui ai posé plein de questions sur les Bears et la NFL. »

Joueur étoile de 2000 à 2002 avec les Bisons du Manitoba, Idonije a évolué avec les Bears de 2003 à 2012. Comme Betts, il n’avait pas été repêché et signé comme agent libre. Âgé de 38 ans, il habite à Chicago depuis qu’il a pris sa retraite en 2014.

Parmi les autres anciens présents, on retrouvait entre autres le porteur de ballon Matt Forte, qui est deuxième dans l’histoire des Bears pour les gains au sol derrière le grand Walter Payton, le centre Jay Hilgenberg, qui a remporté le Super Bowl en 2005, le demi de coin Charles « Peanut » Tillman et l’ailier défensif Alex Brown.