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Maux de tête pour les compagnies de Québec

Periode des questions
Photo Agence QMI, Simon Clark Jean Boulet. Ministre du Travail

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Au jeu des comparaisons, il y a souvent Québec et Montréal. Lorsqu’on regarde le marché de l’emploi, ce sont les compagnies de la Capitale-Nationale qui devraient davantage avoir des maux de tête au cours des prochaines années.

Selon un rapport sur l’état d’équilibre du marché du travail au Québec, en 2021, la Capitale-Nationale comptera cinq professions où le nombre de travailleurs dépassera la demande et 45 où il y aura un manque considérable de paires de bras pour répondre aux différents besoins des entreprises.

Notamment, pour des métiers comme pharmacien, infirmier, agent financier, pilote et ingénieur.

À l’autre bout de l’autoroute 20, la situation est aux antipodes. Les compagnies de la métropole jongleront avec 13 professions en déficit et 32 avec un surplus. Il y aura de la demande pour différents métiers et secteurs comme infirmier, programmeur, consultant en informatique et mécanicien.

La Côte-Nord et le Nord-du-Québec seront les seules régions à travers la province, selon les prévisions du gouvernement, qui ne devraient pas enregistrer de surplus de travailleurs, et ce, peu importe la profession.

Impacts

Cette situation aura assurément des impacts sur les entreprises au cours des prochaines années. D’ailleurs, plusieurs entrepreneurs ont confirmé que la pénurie de main-d’œuvre nuisait déjà à la croissance de leur entreprise.

« Il y a effectivement des entreprises où la croissance est freinée. Certaines refusent des contrats. Il y a même des compagnies qui ferment », concède le ministre du Travail, Jean Boulet.

« Nous sommes dans un marché du travail en constante mutation. Il y a des métiers qui existent aujourd’hui qui ne seront plus là dans deux ans. Il y a aussi des métiers que nous n’anticipons pas qui vont exister dans six mois. Il faut avoir une vision du futur du marché du travail pour pouvoir s’adapter », poursuit-il.

Limités dans les investissements

Selon une enquête de la Banque de développement du Canada (BDC) publiée en janvier dernier, 53 % des propriétaires d’entreprises canadiennes affirmaient qu’ils allaient être limités dans leurs investissements en 2019 en raison du manque de travailleurs.