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Venise, l’inoubliable

ÉVA 0504 Venise
Photo courtoisie, Mathieu Dupuis

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La liste des destinations qui alimentent mes rêves de voyage est longue. Je n’aurai probablement pas assez d’une vie entière pour toutes les visiter. Je dois l’admettre, Venise ne se classait pas en haut de cette liste. Néanmoins, visiter un classique aussi intemporel demeure excitant. En « road trip » dans cette partie de l’Italie, ma curiosité l’a tout de même emporté. Mon GPS réglé sur l’icône des villes vénitiennes, je pars explorer cette cité unique. Érigée sur une centaine de petites îles, elle est façonnée par 177 canaux enjambés par 455 ponts piétonniers.

 Se déplacer dans Venise, c’est découvrir 
des points de vue spectaculaires, le temps
 d’une enjambée de pont. Les belles vues 
sont aussi nombreuses que les ponts !
Photo courtoisie, Mathieu Dupuis
Se déplacer dans Venise, c’est découvrir des points de vue spectaculaires, le temps d’une enjambée de pont. Les belles vues sont aussi nombreuses que les ponts !

Avoir une voiture à Venise, c’est plus un handicap qu’un atout, croyez-moi. À l’approche de la ville, j’en ai fait l’expérience !

À l’heure de l’apéro, 
les verres orangés 
envahissent les terrasses 
de la grande cité. 
L’Aperol Spritz est un 
cocktail largement populaire 
en Italie et prisé à Venise.
Photo courtoisie, Mathieu Dupuis
À l’heure de l’apéro, les verres orangés envahissent les terrasses de la grande cité. L’Aperol Spritz est un cocktail largement populaire en Italie et prisé à Venise.

Au passage d’un carrefour giratoire, le GPS m’a conduit tout droit au cœur d’un marché public installé là pour quelques jours. Plutôt que de circuler à travers une foule de gens au regard perplexe, le trottoir situé derrière les kiosques m’a semblé être l’option la moins gênante pour me sortir d’un tel pétrin. Cette mésaventure me pousse à me débarrasser de la voiture au plus vite. Ainsi, j’évite de chercher un stationnement au cœur de Venise. Arrivé dans un hôtel du quartier Marghera, un autobus (ligne 6) me conduit en moins de vingt minutes et sans sueur froide à la Piazzale Roma. De là, je peux enfin partir explorer la ville à pied ou simplement sauter à bord des bateaux-bus qui sinuent sur le Grand Canal.

Long de 3,8 kilomètres, le Grand Canal, 
est une artère maritime fort achalandée 
où l’on peut observer le savoir-faire 
des capitaines et des gondoliers.
Photo courtoisie, Mathieu Dupuis
Long de 3,8 kilomètres, le Grand Canal, est une artère maritime fort achalandée où l’on peut observer le savoir-faire des capitaines et des gondoliers.

Hors du temps

Pour ma première expérience vénitienne, je préfère marcher et découvrir ces lieux à mon propre rythme. J’entre dans les rues étroites sans carte ni repère, avec la naïve conviction que mon sens de l’orientation légendaire aura le dessus sur cette ville. Erreur ! Marcher dans Venise, c’est un jeu de labyrinthe complexe et surtout amusant, à moins d’avoir des outils.

Autrefois une tour de garde,
 le Campanile de Saint-Marc 
surplombe la grande place 
du haut de ses 98,6 mètres.
Photo courtoisie, Mathieu Dupuis
Autrefois une tour de garde, le Campanile de Saint-Marc surplombe la grande place du haut de ses 98,6 mètres.

Je prends soin de télécharger une carte hors ligne avec l’application maps.me et me voilà en affaire. Malgré cela et un bon sens de l’orientation, se déplacer demeure une tâche ardue. Cul-de-sac après cul-de-sac ! Suivre des gens qui semblent savoir où aller avec aplomb et se retrouver nez à nez dans une impasse en groupe est fréquent. Certains cherchent leur hôtel en tractant leur grosse valise à roulettes dans les rues de pavés aussi inégaux qu’anciens. Mais tout à coup au détour d’une petite rue qui semble ne mener nulle part, la place Saint-Marc se dévoile majestueusement. Sans contredit, Venise remonte clairement dans la liste des destinations iconiques.

Le fer de proue de la gondole 
est bien plus qu’un simple morceau 
de métal. Le « fero di prova » sert 
avant tout de contrepoids avant 
pour balancer l’embarcation. 
Certains gondoliers le décorent, 
d’autres le laissent au naturel.
Photo courtoisie, Mathieu Dupuis
Le fer de proue de la gondole est bien plus qu’un simple morceau de métal. Le « fero di prova » sert avant tout de contrepoids avant pour balancer l’embarcation. Certains gondoliers le décorent, d’autres le laissent au naturel.

Après plusieurs kilomètres d’exploration, je passe sur le pont de l’Académie au coucher du soleil. La vue qu’offre ce promontoire surplombant le Grand Canal est aussi sublime que classique. Avec sa courbe esthétique, la basilique Santa Maria della Salute découpe l’horizon. Dans la lumière du dernier rayon, un gondolier passe dans cette scène qui me semble quasi irréelle.

Venise, c’est aussi son célèbre carnaval. 
Tradition qui perdure depuis le moyen âge. 
Peu importe quand on visite Venise, l’esprit 
de cette fête costumée n’est jamais bien loin.
Photo courtoisie, Mathieu Dupuis
Venise, c’est aussi son célèbre carnaval. Tradition qui perdure depuis le moyen âge. Peu importe quand on visite Venise, l’esprit de cette fête costumée n’est jamais bien loin.

Venise me semble suspendue dans le temps !

Photographe professionnel, Mathieu Dupuis est l’auteur de Québec : un parcours photographique, publié chez National Geographic.

 

 

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