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Ce qu’il nous faut apprendre

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Le Québec au grand complet est consterné. Touché au cœur comme s’il s’agissait de son propre enfant. Devant le drame de Granby, je m’arrête et il me semble nous entendre nous demander ce qu’on pourrait bien faire pour que cessent de telles tragédies.

 

Apprendre

Tirer leçon. Ne plus jamais oublier. Ne plus jamais laisser faire lorsque nous sommes devant un comportement dangereux ou négligeant. Devant toute forme de violence qui, lorsque nous en sommes les témoins silencieux, nous fait bouillir de rage.

Agir

Ne plus se taire ni détourner le regard. Sortir de notre mutisme, de notre ivresse individualiste, car si on dit qu’il faut un village pour élever un enfant, alors il faut nécessairement une nation vigilante, efficace et bienveillante pour s’assurer une saine descendance. Des héritiers debout qui ne sont plus perpétuellement déglingués de traumatismes, génération après génération.

Il ne s’agit pas de jouer à la police ou aux services sociaux, mais de se voir, de s’entendre et de s’accompagner entre nous. De veiller collectivement les uns sur les autres, comme sur nous-mêmes.

Car derrière chaque enfant mal aimé, il y a un parent fou de souffrance qui est le premier à avoir besoin d’aide.

La solidarité, la vraie, c’est supposé être ça, non ?

Il me semble que c’est la seule façon d’honorer la mémoire de cette enfant. Le seul hommage digne de son nom et de celui de tous les autres. Qu’aucun d’entre eux n’ait été sacrifié en vain.

J’ai l’impression que le grand défi qui attend le Québec sera d’abord de trouver le moyen de secourir tous ces parents perdus.

Tout semble indiquer que c’est par là qu’il faut commencer et que le premier geste à poser pour protéger nos tout-petits est de veiller sur eux ensemble.

 

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