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«J’ai démontré que j’étais à ma place»

Mathieu Betts satisfait de son minicamp des recrues des Bears de Chicago

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Photo AFP, Jim Young Mathieu Betts revient du minicamp des recrues des Bears avec le sentiment du devoir accompli, précisant avoir pu démontrer ce qu’il souhaitait aux entraîneurs des Bears.

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LAKE FOREST, Illinois | Mathieu Betts trace un bilan positif de sa participation au minicamp des recrues des Bears de Chicago qui a pris fin dimanche, au Halas Hall de Lake Forest.

Un entraînement un peu plus court que les deux précédents a conclu ce week-end bien rempli pour le secondeur extérieur des Bears.

« Je suis très content de la façon dont les choses se sont passées, a raconté Betts. Ce n’est qu’un camp des recrues, et les entraîneurs rentrent les bases pour l’équipe. Ce n’est pas une finalité, mais je suis content de mon adaptation à mon nouvel environnement, à mes entraîneurs et à mes coéquipiers, et j’ai démontré que j’étais à ma place et que j’avais le niveau de jeu pour évoluer ici. Tout le monde était à la case départ et on a tenté de s’aider. »

De la confiance

« C’est un bilan positif et ça me met en confiance pour la suite des choses », de poursuivre le choix de 1re ronde (3e au total) des Eskimos d’Edmonton au dernier repêchage de la LCF.

« Même si j’ai encore plusieurs choses à apprendre pour être là où je veux dans le système. J’ai démontré ce que je voulais, soit mes qualités athlétiques, que je suis très assidu au travail et que je fournis un effort soutenu sur le terrain. »

« Le jour et la nuit »

Betts a remarqué une progression intéressante entre ses premiers pas, vendredi, et la conclusion du camp, dimanche.

« C’est le jour et la nuit entre les jours 1 et 3, a-t-il illustré. On s’est fait lancer le cahier de jeux complet vendredi matin, à peine deux heures avant le premier entraînement. Ça allait vite la première journée, et c’était l’effet recherché par les entraîneurs en nous en mettant beaucoup sur les bras. Ils désiraient voir comment nous allions réagir. »

« À l’hôtel entre les entraînements, j’ai eu le temps d’étudier le cahier de jeux, et il y a eu une grosse progression », d’ajouter le joueur de ligne par excellence au pays au cours des trois dernières années. « Le jeu s’est calmé lors des deuxième et troisième journées. »

Des fleurs de l’entraîneur

Que pense l’entraîneur-chef des Bears Matt Nagy de la prestation de Betts à sa première expérience chez les professionnels ?

« Dans l’ensemble, c’est un jeune qui se donne à fond du début à la fin, a mentionné le pilote des Monsters of the Midway. Il ne prend jamais un jeu à la légère. C’est un aspect qu’on aime. Il possède un gros moteur. Pour les points qu’il doit améliorer, il faudra attendre que les joueurs portent les épaulettes pour avoir une meilleure idée. »

Utilisé comme ailier depuis toujours, Betts doit apprendre une nouvelle position dans la NFL. « Ce fut l’aspect le plus difficile, a-t-il indiqué. Il y a beaucoup plus de situations de passes que ce à quoi j’étais habitué, surtout en défensive de base. Je suis satisfait de la pression que j’ai mise sur le quart-arrière quand on me plaçait en position pour le faire. »

« Mon nouveau rôle est intéressant parce que je dois faire plusieurs choses et que je vais devenir un joueur plus complet », d’ajouter le secondeur de 6 pi 3 po et 250 livres. « Je suis satisfait de ce que j’ai fait sur les unités spéciales. C’est encore très, très sommaire, mais j’ai montré que je pouvais évoluer là. »

Une semaine pour penser à autre chose que le football

Mathieu Betts profitera de la prochaine semaine pour passer du temps avec ses proches et oublier un brin le football.

Betts est rentré à Québec dimanche, immédiatement après la conclusion du minicamp des recrues des Bears.

« Je vais profiter de la prochaine semaine pour voir mon monde, me mettre la tête un peu ailleurs du football et m’entraîner, a mentionné Betts. Je serai de retour à Chicago la semaine suivante [19, 20 et 21 mai] pour les OTA [activités d’équipe obligatoires], alors que les vétérans se joindront à nous. »

Il n’a fallu qu’une journée dans l’entourage des Bears pour que le prénom de Betts devienne Matt au lieu de Mathieu dans les différentes publications de l’équipe. « Ce n’est pas trop compliqué, a-t-il souligné avec un sourire. Il y a moins de lettres. C’est plus facile pour mes coéquipiers. »

« Tout est possible »

Qu’ils soient des joueurs repêchés ou signés comme agent libre à l’instar de Betts, tous peuvent aspirer à percer l’alignement des Bears, soutient Matt Nagy.

« Nous avons invité des anciens avec des parcours fort différents au souper d’équipe pour démontrer que les Bears forment une grande famille avec une longue tradition, mais aussi pour montrer à nos joueurs que tout est possible et qu’ils doivent saisir l’opportunité qui se présente à eux, a raconté l’entraîneur-chef. Quand tu es repêché, ça ne signifie pas que tu feras l’équipe. Quand tu signes comme agent libre, ça ne signifie pas que tu seras retranché. »

Questionné par quelques journalistes américains qui voulaient savoir pourquoi il a choisi de rester au Canada plutôt que la NCAA, Betts a eu la réponse suivante.

« La NCAA était une sérieuse option, et j’ai suivi tout le processus de recrutement. Au bout du compte, Laval était l’option la plus attrayante en raison du personnel d’entraîneurs, des installations et de mes coéquipiers. Si je suis ici actuellement, ça me démontre que j’ai pris la bonne décision. »

Betts avait reçu des offres de Purdue, Temple et Buffalo avant de décider de demeurer au Québec.