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Pour les grands, le hula-hoop!

Il n’y a pas d’âge pour se déhancher avec un cerceau

Mme Gaudreau et ses élèves
Photo Agence QMI, Simon Clark Mme Gaudreau et ses élèves

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Renouez avec le hula-hoop, développez vos talents cachés, ressentez son effet bonheur et ses bienfaits sur votre santé, puis... retombez en enfance.

Faire tourner un hula-hoop autour de sa taille peut paraître facile, surtout lorsque surgissent nos souvenirs de jeunesse. Pour un adulte ayant délaissé la pratique pendant plusieurs années, l’exercice demande probablement plus d’efforts, mais demeure tout aussi accessible.

Un endroit assez grand pour s’entraîner et un hula-hoop (en vente sur le site hulahoopquebec.com), suffisent pour apprivoiser l’attirant cerceau coloré. Mais puisqu’il n’y a rien de mieux que les conseils d’une spécialiste et l’effet entraînant d’un groupe pour apprendre, les cours de hula-hoop avec Maryève Gaudreau, fondatrice de Hula-hoop Québec à la Maison pour la danse, connaissent beaucoup de succès.

Les cours de hula-hoop avec Maryève Gaudreau, fondatrice de Hula-hoop Québec à la Maison pour la danse (à droite), connaissent beaucoup de succès.
Photo Agence QMI, Simon Clark
Les cours de hula-hoop avec Maryève Gaudreau, fondatrice de Hula-hoop Québec à la Maison pour la danse (à droite), connaissent beaucoup de succès.

Les premiers tours

Différents des cerceaux d’enfants, souvent de petites circonférences et très légers, les hula-hoops privilégiés par Mme Gaudreau sont fabriqués à l’aide d’un tuyau souple à plomberie, décoré de jolis rubans adhésifs.

Plus le hula-hoop est grand et lourd, plus il est facile de le faire tourner autour de sa taille, explique Mme Gaudreau. Pour s’initier, elle suggère de maintenir son corps bien droit, de placer un pied devant l’autre, puis de pousser son nombril de devant vers l’arrière de façon régulière, en ne cessant jamais de bouger. L’élan donné au cerceau au départ, alors que ce dernier est collé au dos de la personne qui le manie, doit être bien horizontal.

Mme Gaudreau et ses élèves
Photo Agence QMI, Simon Clark

Le hula-hoop tombera certainement au sol au début et les mouvements sembleront probablement peu fluides et peu naturels, mais il n’est pas question de désespérer, car « la grâce vient avec le temps », explique Mme Gaudreau, alors que le plaisir est permanent.

Une farandole de bienfaits

Les bienfaits de cette activité à la fois physique et artistique sont nombreux, mais avant tout elle permet de bouger, d’avoir du plaisir et de prendre du temps pour soi, met en lumière Mme Gaudreau. Le hula-hoop favorise la perte de poids, fait dépenser jusqu’à 600 calories par heure, raffermit la ceinture abdominale, développe les capacités du système cardio-respiratoire, le sens du rythme, la créativité, l’estime de soi, travaille la coordination, la proprioception, la souplesse, l’équilibre, etc.

Ces images ont été prises lors d’un cours 
pour débutants, plusieurs des élèves en étaient à leur 3e cours seulement.
Photo Agence QMI, Simon Clark
Ces images ont été prises lors d’un cours pour débutants, plusieurs des élèves en étaient à leur 3e cours seulement.

« On fait de l’exercice, mais on n’a pas l’impression d’en faire », soutient Céline Lefebvre, qui y puise une grande source de plaisir. « Tu bouges et ça ne travaille pas juste le tour de taille, ça travaille de partout », affirme Sylvie Tremblay qui, comme Mme Lefebvre, en est à sa deuxième session de cours. Au début, les deux femmes avouent qu’elles s’épuisaient juste à ramasser leur hula-hoop qui ne cessait de tomber, alors qu’aujourd’hui elles sont emballées par leurs progrès.

« Les gens retrouvent le plaisir de bouger, souligne Mme Gaudreau, et repartent avec le sourire ». C’est une activité physique douce pour le corps et sans risque de se blesser, poursuit-elle, bien que les cuisses et les abdominaux puissent être endoloris après les premières séances.

Étape par étape

Les élèves débutants apprennent à faire tourner le hula-hoop autour de la taille, du cou, des mains, des genoux, puis isolent des mouvements « qui semblent magiques » et font des enchaînements, telle une chorégraphie.

Céline Lefebvre (à gauche de la photo du bas) et Sylvie Tremblay  (au centre), deux adeptes.
Photo Agence QMI, Simon Clark
Céline Lefebvre (à gauche de la photo du bas) et Sylvie Tremblay (au centre), deux adeptes.

Ceux du cours intermédiaire développent d’autres mouvements selon leurs intérêts, leurs talents, leurs objectifs, puis peuvent aussi s’exercer avec plusieurs cerceaux. « Ça fait 10 ans que je fais du hula-hoop et je trouve encore de nouveaux mouvements et enchaînements », s’exclame Mme Gaudreau.

Le hula-hoop se rapproche beaucoup de la danse au moment d’enchaîner des mouvements, mais aussi du cirque lorsque ceux-ci sont impressionnants. Imaginez une roue latérale réalisée avec un hula-hoop ou des cerceaux virevoltant autour des pieds d’une personne se tenant sur les mains. « Wow » assurés !

Et pourquoi ne pas jongler avec des cerceaux, les faire voyager d’une partie du corps à une autre, les garder en mouvement tout en adoptant des positions loufoques, les multiplier autour de nous, les lancer pour les rattraper ensuite, etc. Quel beau spectacle !

Mme Gaudreau et ses élèves
Photo Agence QMI, Simon Clark

Ambassadrice du hula-hoop

Artiste de cirque, Maryève Gaudreau a commencé sa carrière avec la jonglerie et la manipulation d’objets de feu. C’est lors des voyages que l’idée de jongler avec des cerceaux a germé. « C’était plus difficile que je pensais, j’ai donc décidé d’apprendre à faire du hula-hoop avant de jongler avec », affirme celle qui a fait son apprentissage à Montréal, puisqu’aucun cours ne se donnait à Québec. En 2010, dans le but de partager sa passion pour cet art en l’enseignant, elle a fondé Hula-hoop Québec, qui offre maintenant des cours de groupe, des cours privés et semi-privés, en plus des services d’amination, de maquillage artistique, des ateliers de cirque et de hula-hoop et des spectacles.

Bien que les cours soient réservés aux adultes, l’artiste peut se rendre dans les écoles pour offrir des ateliers ou donner des cours privés à des enfants âgés de quatre ans et plus. Les fêtes entre copines, les partys de bureau, les séances de « team building » créent beaucoup de sourires lorsqu’il s’agit de s’initier à la « hoop dance ». Il n’y a pas d’âge pour se déhancher avec un cerceau.