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Une skieuse se fait voler sa bague

L’athlète demande l’aide du public afin de retrouver ce qu’elle considère comme son porte-bonheur des Jeux

bague olympiques volée
Photo Jonathan Tremblay La skieuse acrobatique Catrine Lavallée dévoile sa main dénudée de bagues.

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Une skieuse olympique de Montréal se dit profondément attristée de s’être fait dérober sa bague souvenir des derniers Jeux, jeudi. Celle-ci avait une importance inestimable à ses yeux.

« Ç’a tellement de valeur pour moi. Je ne peux pas évaluer son prix sur le marché, mais pour moi, elle est tellement précieuse. Comme un porte-bonheur », laisse tomber Catrine Lavallée, spécialiste du saut acrobatique.

Cette bague lui a été remise en 2018, lors de ses premières olympiades d’hiver à Pyeongchang, en Corée du Sud, où elle a terminé au 19e rang.

L’athlète à l’œuvre lors d’un saut aux Jeux olympiques de Pyeongchang en 2018.
Photo courtoisie
L’athlète à l’œuvre lors d’un saut aux Jeux olympiques de Pyeongchang en 2018.

« Je ne pensais pas faire les Jeux. Mes résultats de 2017 m’ont qualifiée à la dernière minute, raconte-t-elle. Toute la délégation canadienne recevait ce cadeau. Sa signification est juste plus grande, pour cette raison. »

Jeudi, la jeune femme de 23 ans et quelques amis s’entraînaient au Tech Gym de Terrebonne.

Dans son sac

Elle avait laissé son sac à dos à l’effigie d’Équipe Canada dans une case non cadenassée du vestiaire.

Une fois dans sa voiture, après la séance, la skieuse a voulu reprendre sa chaîne en or et ses quatre bagues qui y étaient attachées. Mais, elles n’y étaient malheureusement plus.

« J’avais aussi mon cellulaire et mon portefeuille. En fait, j’aurais été vraiment moins triste qu’on me prenne ces choses, concède Catrine Lavallée, choquée. Je m’entraîne souvent avec des athlètes partout dans le monde. Entre nous, on ne se vole pas. Il fallait que ça arrive ici, près de chez moi. »

La bague avec les anneaux olympiques et la feuille d’érable qu’elle s’est fait voler.
Photo courtoisie
La bague avec les anneaux olympiques et la feuille d’érable qu’elle s’est fait voler.

L’idée lui est par la suite venue d’écrire au Journal, car en 2014, un article était paru concernant la bague du champion de curling Brad Jacobs. Il avait mené le Canada à la médaille d’or aux Jeux de Sotchi, en Russie, en 2014.

La Gendarmerie royale du Canada demandait à l’époque l’aide du public afin de retrouver sa bague.

« Si une personne au bon cœur tombe sur ma bague, ça me permettra peut-être de la récupérer », confie la Québécoise.

« Retournes-y dans quatre ans »

Au comble de sa frustration, Mme Lavallée a rempli un rapport à la police. Elle a aussi avisé la direction du gymnase.

« Sur le coup, une employée m’a répondu bêtement que je n’avais qu’à refaire les Jeux dans quatre ans, déplore l’athlète. C’est presque insultant ! Comme si c’était simple. »

Le lendemain, une autre membre du personnel a entendu son désarroi.

« J’ai fait le tour afin de l’aider et j’ai pris note de sa perte, explique cette employée du Tech Gym. On recommande d’avoir un cadenas en tout temps pour éviter les vols, car les vestiaires ne sont pas munis de caméras. On n’est pas responsables des objets disparus. »

un Hasard

La mère de Catrine Lavallée ne croit toutefois pas que sa fille ait été ciblée parce qu’elle est athlète olympique.

« Il y aurait eu plusieurs vols dans ce gymnase », s’est fait relater Nathalie Lamarre, qui estime qu’il s’agit d’un simple adon.

La championne du monde junior de 2014 souhaite que le ravisseur prenne conscience du geste qu’il a posé.

Par ailleurs, Catrine Lavallée arbore un tatouage de son expérience à Pyeongchang sur le torse, comme plusieurs athlètes.

Ça, personne ne peut lui enlever.