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Le chef libéral sera choisi au printemps 2020

Sébastien Proulx n’écarte pas l’idée de se présenter à la direction du parti

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Photo Agence QMI, Andréanne Lemire Pierre Arcand assure que la CAQ est battable en 2022. Le Parti libéral tenait son congrès général hier à Drummondville.

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Sébastien Proulx n’écarte pas l’idée d’être candidat à la direction du Parti libéral du Québec, qui choisira son chef au printemps 2020.

« La Coalition avenir Québec est battable », a lancé le chef par intérim du PLQ Pierre Arcand hier, devant une foule de près de 600 personnes qui s’étaient réunies en congrès pour connaître les règles entourant la course à la succession de Philippe Couillard.

Sébastien Proulx.
Député
Photo Agence QMI, Andréanne Lemire
Sébastien Proulx. Député

Et pour battre la CAQ, les militants libéraux ont soutenu à près de 70 % une course hâtive pour avoir un nouveau dirigeant le plus rapidement possible. Le parti veut se rapprocher des régions et fera sa soirée électorale dans l’Est-du-Québec.

Le PLQ s’est aussi doté d’un mode de scrutin qui donnera beaucoup de poids aux régions et aux 25 ans et moins.

Chaque membre peut voter, mais ce suffrage n’a pas un poids égal. Un complexe système de pointage s’assurera que le gagnant sera celui qui a obtenu le plus d’appuis dans toutes les circonscriptions et auprès des jeunes de 25 ans et moins. Ce n’est pas nécessairement le candidat qui remporte le plus de votes qui gagne, mais celui qui recueille le plus de points.

Des candidats bilingues

Cinq débats, dont un en anglais, vont pimenter ce marathon de sept mois, dont le départ officiel sera annoncé à l’automne. Cette embûche linguistique pourrait nuire au député et leader parlementaire Sébastien Proulx, lequel a reconnu plus tôt en journée être en réflexion, à savoir s’il se joindra aux autres prétendants.

M. Proulx, élu à Québec, ne parle pas l’anglais. C’est une difficulté, selon le chef par intérim Pierre Arcand, qui estime que le bilinguisme est nécessaire pour participer à la course. « S’ils ne parlent pas en anglais, les candidats auront une décision à prendre », a-t-il dit.

Le seul député libéral à l’est de Brossard avait déjà renoncé à la chefferie dans un passé récent. Sébastien Proulx avait même refusé de s’engager à terminer son mandat. Il se pose toutefois la question à nouveau, car il souhaite représenter « le courant nationaliste » du parti, un espace également convoité par Gaétan Barrette.

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.

S’il se lance dans la course, il tentera de maîtriser davantage la langue de Shakespeare, a-t-il souligné.

D’autres candidats présumés ont une réflexion plus aboutie : Dominique Anglade et Marwah Rizqy sont pratiquement sur les blocs de départ. Quant à Gaétan Barrette, il va prendre une décision dans les « prochains jours ».

Ce dernier a répliqué en matinée aux défenseurs « des libertés individuelles absolues » qui refusent le compromis Bouchard-Taylor.

« Quand on dit que c’est dans notre ADN, je dis à ces gens-là : faites attention à la métaphore. L’ADN, c’est quelque chose qui est par définition évolutif. Et quand on n’évolue pas, la nature nous réserve de moins bonnes surprises », a-t-il lancé.

Du poids aux jeunes et aux régions

♦ Le chef du PLQ sera élu avec un système de pointage et doit obtenir plus de 50 % des points.

♦ Un nombre total de 375 000 points est accordé et réparti par circonscription et par groupe d’âge.

♦ Le tiers, 125 000 points, est donné aux membres de 25 ans et moins, qui composent moins de 10 % des membres du PLQ.

♦ Le reste des points est divisé par circonscription. Toutes les circonscriptions valent 2000 points. Les 35 membres d’un comté de région où les libéraux sont faibles vaudront autant de points que les 250 membres d’une circonscription aux racines rouges.