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Bonnardel se fait rassurant quant au pont Pierre-Laporte

Il reconnaît que le MTQ fait face à un « important défi » de main-d’œuvre

Le ministre des Transports, François Bonnardel (ici à l’entrée du caucus, mardi), reconnaît que la rétention de l’expertise au sein de son ministère représente un « important défi ».
Photo Simon Clark Le ministre des Transports, François Bonnardel (ici à l’entrée du caucus, mardi), reconnaît que la rétention de l’expertise au sein de son ministère représente un « important défi ».

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François Bonnardel tient à rassurer les automobilistes : le pont Pierre-Laporte demeure « extrêmement sécuritaire », même si on ne retrouve « aucun » expert spécialisé dans les ponts suspendus au sein du ministère des Transports (MTQ).

Sans nier que la rétention de main-d’œuvre spécialisée, notamment chez les ingénieurs, représente un « défi important » pour le ministère des Transports, M. Bonnardel assure qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter quant à la sécurité des ponts et des structures routières.

« Je veux rassurer les gens, il n’y a pas d’inquiétude pour le pont Pierre-Laporte », a répété le ministre Bonnardel, après que Le Journal eut rapporté que le MTQ a lancé un appel d’intérêt visant à recourir, au privé, à des experts en la matière.

« On veut peaufiner notre expertise. [...] Pour nous, le fait d’aller chercher une expertise additionnelle pour ces ponts spécifiques, je pense que c’est une chose qui est transparente, qui est importante », a dit M. Bonnardel qui croit que les gens devraient, au contraire, être rassurés de voir que le MTQ cherche à s’adjoindre les services d’experts.

M. Bonnardel reconnaît toutefois que le gouvernement devra revoir son approche, afin de conserver son expertise « en régie », c’est-à-dire au sein même du ministère des Transports, sans avoir à faire appel au privé.

Vers des salaires plus élevés ?

« Malheureusement, dans les différentes directions territoriales que j’ai visitées dans les dernières semaines, je me fais dire toujours la même chose : on se fait voler nos bons employés [...] soit par la municipalité, soit par l’industrie privée... Dans ces conditions, je veux être capable de donner des outils aux directions territoriales pour revoir nos processus d’embauche, et les conditions salariales s’il le faut. »

M. Bonnardel a raconté qu’il s’agit d’un des premiers sujets qu’il a abordés avec ses collègues, après la formation du Conseil des ministres, l’automne dernier.

« J’ai dit à Christian Dubé au [Conseil du] trésor : on doit avoir les outils, dans les prochaines années, pour être capables de ne plus jamais revoir ce qu’on a vu avec la commission Charbonneau », a relaté le ministre.