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Recherche nationaliste libéral

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La course est lancée au Parti libéral, mais il semble y avoir pour l’instant un départ lent. Car, bien que les militants soient « enthousiastes », il manque une partie de l’ADN du parti.

C’est probablement cette absence qui les a empêchés notamment de faire leur 15 %, seuil à atteindre pour le remboursement des dépenses, dans 39 comtés, lors des dernières élections.

Dur coup pour le parti qui a gouverné durant les 15 dernières années.

Gouverner par sondage

Les Québécois le disent et le répètent, leur priorité est la santé, et notamment l’accès à un médecin de famille. Malgré les grands chambardements sous le PLQ, les Québécois attendent toujours, et il semble que ce soit le système des services sociaux qui a fait les frais des modifications récentes dans le système de santé. Le décès de la jeune fille de 7 ans la semaine dernière nous l’a rappelé brutalement.

Les Québécois sont aussi nombreux à appuyer le projet de loi 21 du gouvernement caquiste. Les libéraux ont beau tenter de se rassurer en indiquant que personne chez eux, même parmi les militants, n’appuie ce projet, il semble toutefois que sur cet enjeu, ils sont encore dans les marges.

Est-ce pour ne pas déplaire à leurs clientèles anglophones et allophones que les libéraux se positionnent ainsi en marge de la population francophone ?

Mais si c’est vraiment par calcul électoral, avec 10 % d’appui chez les francophones, on pourrait leur donner le bénéfice du doute d’agir par conviction. Ce qui est honorable, même dans la défaite.

Introspection

Devant les résultats des dernières élections, plusieurs ont pointé le PQ pour qu’il fasse une grande introspection. Le PLQ aurait dû aussi entreprendre une telle démarche, mais rien de ce qui transparut de leur conseil général laisse croire qu’ils ont fait l’introspection nécessaire.

Au contraire, c’est business as usual et la recherche d’un sauveur.