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Fin des semaines de quatre jours chez les profs: Roberge invite les commissions scolaires à repenser leur décision

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Le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge invite les commissions scolaires à reconsidérer leur décision interdisant aux enseignants de travailler quatre jours par semaine. 

« Il y a des enseignants qui sont à bout de souffle et qui ont besoin de ce temps-là — certains pourraient même quitter la profession si on le leur enlève —, alors j’invite [les commissions scolaires] à vraiment aller au cas par cas et à prendre soin du monde », a dit le ministre Roberge, lors d’une mêlée de presse, mercredi. 

 

Photo Simon Clark

Pénurie 

L’Agence QMI révélait mercredi que deux commissions scolaires de Québec interdiraient à leurs enseignants de ne travailler que quatre jours par semaine, évoquant la pénurie de main-d’œuvre dans le réseau de l’éducation.       

Or, selon le ministre, ce n’est pas la solution. « Je pense qu’il faut éviter le mur-à-mur, aller au cas par cas, et regarder l’humain derrière le prof », a également dit M. Roberge. 

  

Photo Simon Clark

« Je ne crois pas que ce soit un caprice pour les enseignants de prendre une journée comme ça, souvent pour la conciliation travail-famille, des fois pour reprendre son souffle », a-t-il ajouté.  

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Le ministre a dit malgré tout « comprendre les commissions scolaires de vouloir aller dans cette direction-là, parce que lorsqu’on est en pénurie, on peut souhaiter que notre personnel travaille à 100 % ». 

Le syndicat se réjouit 

Le syndicat qui représente les enseignants des deux commissions scolaires s’est réjoui de la prise de position de M. Roberge. 

« On trouve positive la réaction du ministre, qui vient interférer auprès des commissions scolaires pour qu’il y ait de la souplesse », a indiqué le président par intérim du Syndicat de l’enseignement de la région de Québec (SERQ), Daniel Gauthier. 

« Si ça peut amener les commissions scolaires à apporter de la flexibilité et à revoir cette position-là, ce sera clairement au bénéfice des enseignants, mais aussi de l’ensemble du système », a-t-il ajouté. 

Malgré les déclarations du ministre, le SERQ craint que les commissions scolaires de la Capitale et des Premières-Seigneuries restent sur leur position.