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«Je souhaite que Dieu existe» – François Legault

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Catholique non pratiquant, François Legault s’est confié aujourd'hui sur sa foi et ses croyances.  

«Moi, je souhaite que Dieu existe. Je pense que, sinon, la vie serait injuste. Je pense aux gens qui ont eu de la misère, qui sont décédés jeunes... Moi, je souhaite que Dieu existe, mais je n’ai pas de confirmation», a-t-il dit en réponse aux questions des journalistes dans les corridors de l’Assemblée nationale.          

Photo Simon Clark

Le premier ministre croit que cette question de l’existence de Dieu prend de l’importance lorsque l'on vieillit.        

«Les deux théories se valent. On peut dire que Dieu existe, on peut dire que tout est un hasard, mais un hasard assez spécial, qu’il y a eu le Big Bang, la vie, les êtres humains qui pensent. Donc, les deux options se valent, il n’y a personne qui peut confirmer par la science ni une position ni l’autre», a-t-il insisté.         

Malaise chez les politiciens chargés d’étudier le projet de loi 21  

Si François Legault a accepté de dévoiler cet aspect de ses convictions, plusieurs autres politiciens qui siègent à la commission parlementaire chargée d’étudier le projet de loi 21 sur la laïcité de l'État ont refusé de parler publiquement de leur croyance.    

Photo Simon Clark

Le ministre Simon Jolin-Barrette a refusé de s’arrêter lorsque les médias tentaient d’en savoir plus sur sa foi. La députée libérale Hélène David n’a pas voulu s’ouvrir sur sa spiritualité. «On débat de la laïcité de l’État et pas des droits individuels. Je trouve que la question n'a pas tellement rapport!» a-t-elle lancé avant de tourner les talons pour s’engouffrer dans la salle de commission.    

Le chef intérimaire péquiste Pascal Bérubé a lui aussi refusé de répondre. «C’est personnel. La beauté de nos débats, c’est de faire abstraction des personnes pour avoir la meilleure loi possible, pour tous les Québécois, toutes confessions confondues, a-t-il affirmé. J’ai des croyances, j’ai une spiritualité, mais ça me concerne d’abord.» 

Seul le député solidaire Sol Zanetti a accepté de s’ouvrir, après quelques hésitations. «Je ne veux pas que les gens disent: “Il dit ça car il pense telle affaire”, a-t-il précisé. Je ne suis pas croyant. Cela dit, que je sois croyant ou pas, ça ne change pas les raisons pour lesquelles je vais m’opposer à ce projet de loi là. Je pense que c’est un projet de loi qui vient limiter les libertés sans justification!»    

Les consultations sur le projet de loi 21 interdisant les signes religieux chez les personnes en position d'autorité se poursuivent aujourd'hui au parlement.     

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.

 

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